
Marianne Sécheresse, directrice du CEA Valduc, a marrainé les quatre promotions de l'École supérieure d'ingénieurs de recherche en matériaux et en infotronique qui ont participé à la cérémonie ce samedi 29 janvier à Dijon. «On essaie de favoriser les jeunes issus de ce territoire en les accompagnant», a déclaré la marraine.

École d'ingénieur installée sur le campus de l'université de Bourgogne à Dijon et sur le campus de l'IUT du Creusot, l'ÉSIREM a célébré ses trente ans en 2021. Pour ne pas gâcher la fête, la cérémonie de remise des diplômes a été maintenue même si la soirée de gala a été annulée pour des questions sanitaires. Pour la même raison, la première promotion du master sécurité des systèmes numériques, délocalisé au Cameroun, n'a pu être présente.
Ce samedi 29 janvier 2022, la remise des diplômes concernait deux années, 2020 et 2021, et deux filières, soit environ 200 étudiants. Dans l'amphi Aristote près de 300 personnes, familles et amis, étaient rassemblées pour soutenir les 130 diplômés effectivement présents.
«Renforcer les liens entre l'ÉSIREM et le site du CEA de Valduc»
Directrice du site de Valduc du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA Valduc), Marianne Sécheresse est la marraine des quatre promotions félicitées ce jour : Cobalt (matériaux 2020), Ohm (informatique-électronique 2020), Nickel (matériaux 2021) et Pascal (informatique-électronique 2021).
Ayant pris ses fonctions en juillet 2021, Marianne Sécheresse a volontiers fait sien l'engagement de son prédécesseur de se pencher sur le berceau des nouveaux diplômés.
«En 2020, François Bugaut avait signé un partenariat avec l'ÉSIREM et un parrainage sur trois ans dont j'ai repris le flambeau», explique Marianne Sécheresse en amont de la cérémonie. «C'est renforcer les liens existant depuis longtemps entre l'ÉSIREM et le site du CEA de Valduc. C'est du soutien à toutes les formations ingénieurs en France puisqu'on a besoin d'ingénieurs. Je suis ravie de pouvoir soutenir cela», ajoute-t-elle.
Situé sur la commune de Salives, au nord de Dijon, le CEA Valduc accueille chaque année des stagiaires de l'ÉSIREM et recrute régulièrement des diplômés. «Le CEA Valduc a pour vocation se soutenir l'enseignement supérieur dans sa globalité en local, de la même manière qu'on soutient tout le tissu industriel local : PME, startups... (...) On essaie de favoriser les jeunes issus de ce territoire en les accompagnant», appuie la directrice.
«L'ÉSIREM est une grande famille»
Président de l'association Gala de l'ÉSIREM, Andéol Cholat-Namy est le premier à prendre la parole pour ouvrir la cérémonie devant une assistance encore studieuse. «L'ÉSIREM est une grande famille qui nous a fait grandir ensemble et qui ne nous quittera jamais, soyez-en sûrs», déclare-t-il en s'adressant aux étudiants ayant passé trois ou cinq ans dans l'école.
Au nom du président de l'université de Bourgogne, Cédric Demonceaux, vice-président délégué notamment à la formation tout au long de la vie, rappelle que «les écoles d'ingénieur contribuent au développement socio-économique» avant d'évoquer les classements de l'ÉSIREM, «signes de l'excellence de l'université».
Le savoir-être, «facteur-clé de l'évolution professionnelle»
S'adressant à ses nouveaux «collègues ingénieurs», Marianne Sécheresse félicite les diplômés pour «l'ensemble de [leur] cursus d'apprentissage». «Votre savoir-faire vous permettra de concrétiser vos intuitions, vos idées, pour préparer le futur», indique la marraine de promotions avant d'insister également sur le savoir-être en tant que «facteur-clé de l'évolution professionnelle» car «ce sont les comportements humains qui font la cohésion et la performance d'une équipe».
La directrice du CEA Valduc adresse alors un message particulier aux ingénieures : «nous tous avons besoin de vous, ILS ont besoin de vous». «Les équipes s'enrichissent de la diversité et celle-ci est incontournable. Dans ce monde d'ingénieur historiquement masculin mais depuis plus de 70 ans féminin, vous avez toute votre place», ajoute-t-elle. En 2020, les étudiantes composaient 40% des nouveaux arrivants.
Future école du réseau Polytech
Les effectifs de l'ÉSIREM sont passés de 360 étudiants en 2019 à 690 en 2021. Hervé Saillio, responsable des produits industriels au sein de Safran Electronics & Defense et président du conseil d'administration de l'ÉSIREM, salue ainsi «une école dynamique en continuelle progression».
Après être devenue «école associée» au réseau Polytech en 2021, l'ÉSIREM vise à présent d'atteindre 900 élèves, un critère important pour devenir membre à part entière de ce réseau d'écoles d'ingénieurs polytechniques publiques des universités.
«Parce qu'on vous ne laisse pas une planète en très bon état, votre mission est d'inventer le futur, imaginer le futur et essayer de faire mieux que vos prédécesseurs», déclare Denis Hameau (PS), conseiller de Dijon Métropole délégué notamment à l'enseignement supérieur.
L'élu local rappelle que la Ville de Dijon, la Métropole et la Région accompagnent la construction d'un nouveau bâtiment en mobilisant 4,2 millions d'euros. «Il n'y a pas de développement et d'attractivité sans un enseignement supérieur et une recherche fortes», souligne Denis Hameau.
«L'école œuvre à améliorer son ancrage au sein du milieu socio-économique local»
Sous un tonnerre d'applaudissements, Albert Dipanda, directeur de l'ÉSIREM, prend à son tour la parole. L'ambiance devient alors plus joyeuse dans l'amphi tandis que défile une vidéo rappelant les bons moments de la vie étudiante, comme pour exorciser les temps difficiles de la crise sanitaire.
«L'école œuvre à améliorer son ancrage au sein du milieu socio-économique local», signale le directeur, «nous avons mis en place un partenariat privilégié avec certaines grandes entreprises de la région». Albert Dipanda annonce qu'Alstom et Savoye devraient prochainement les rejoindre.
Vient alors le temps des prises de parole de majors de promotion puis de la remise effective du diplôme à chaque nouvel ingénieur. La désormais traditionnelle photographie de lancer de toques venant clore la cérémonie dans une ambiance tumultueuse.
Implantation sur le site technopolitain du Creusot
Plusieurs nouveautés vont émailler l'actualité de l'ÉSIREM dans les prochains mois : l'instauration de Polytech Dijon d'ici l'été et la livraison du nouveau bâtiment dijonnais prévue pour la fin de l'année.
Parallèlement, le site installé depuis 2020 sur le campus de l'IUT du Creusot continue de se développer. En effet, des ingénieurs de l'ÉSIREM sont régulièrement recrutés par des entreprises de la filière nucléaire en Saône-et-Loire.
Au Creusot, la filière robotique en formation initiale et la filière cobotique en apprentissage connaissent un intérêt grandissant. Un déménagement est attendu sur le site technopolitain en 2024 (
voir notre reportage) qui prendra place dans l'ancien lycée Jean Jaurès réhabilité.
Jean-Christophe Tardivon


































