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16/04/2021 20:27

CÔTE-D’OR : François Sauvadet annonce un nouvel aménagement routier à Saulon-la-rue

Après avoir visité la jardinerie Sonofep, ce vendredi 16 avril, le président du conseil départemental de la Côte-d'Or a fait part de son engagement à réaliser une nouvelle entrée au sud du village traversé par la D996 dont la fréquentation augmente.
Avec la D974, l'A31 ou encore la D968, la D996 fait partie des axes importants qui permettent aux travailleurs pendulaires et aux transports routiers de converger vers l'agglomération dijonnaise depuis le sud de la Côte-d'Or. La D996 transperce Saulon-la-rue plus qu'elle ne la traverse avec un flux quotidien de 10.000 véhicules.

La développement de la jardinerie Sonofep durant la crise sanitaire est le révélateur d'une problématique de sécurité routière latente. Ce vendredi 16 avril 2021, François Sauvadet (UDI), s'est rendu sur le site pour annoncer l'engagement du conseil départemental de la Côte-d'Or à créer un aménagement routier sur la D996 au niveau de Saulon-la-rue.

La délégation a été accueillie par Claude Seguin, dirigeant de la Sonofep depuis 2002. Étaient notamment présents Hubert Poullot (DVD) et Valérie Dureuil (DVD), conseillers départementaux du canton de Nuits-Saint-Georges, Pascal Grappin (UDI), président de la communauté de communes Nuits-Saint-Georges-Gevrey-Chambertin, Alexandre Garneret (sans étiquette), maire de Saulon-la-rue, et André Daller (sans étiquette), maire de Barges.

L'enjeu de l'accès à la jardinerie Sonofep en toute sécurité


«J'essaie d'alerter tous nos élus, de différents bords, pour venir visiter mon entreprise», indique Claude Seguin. «Vous avez vu le nombre de camions, de camionnettes, de voitures qui viennent ici. Ce n'est plus tenable parce qu'on a qu'une entrée et qu'une sortie. Il nous faut une deuxième voire une troisième entrée avec un axe pour les gros camions, avec un rond-point, pour pouvoir pénétrer en toute sécurité sur notre site», explique-t-il.

«À un moment donné, j'étais prêt à partir. J'avais trouvé un autre endroit, sur Beaune. Mon maire ne veut pas que je parte», souligne avec humour le chef d'entreprise qui préférerait rester sur la commune de Saulon-la-rue. «Je demande à la puissance publique qu'elle s'interroge sur la sécurité de mes abords, sur l'organisation de mon entreprise qui grossit. Je veux que l'on puisse me donner la possibilité de pouvoir sécuriser l'accès à mon point de vente pour le professionnel, pour le particulier, pour les entreprises de transport et logistique qui viennent nous livrer des produits», précise Claude Seguin. Une centaine de semi-remorques livrent quotidiennement la Sonofep.

La D996, «une piste d'accélération»

 
Le maire Alexandre Garneret confirme souhaiter conserver les 45 emplois de la Sonofep sur la commune de Saulon-la-rue tout en intégrant la problématique du développement de l'entreprise alors que, de façon globale, le nombre de camions fréquentant la D996 s'accroît. «La commune n'a pas les moyens ni les compétences pour intervenir sur un domaine routier départemental», rappelle-t-il.

La commune a récemment aménagé une piste cyclable allant jusqu'à Fenay mais le premier édile déplore les véhicules qui stationnent dessus. «L'objectif des circulations douces est mis à mal par ce développement qui justifie d'être accompagné et raisonné autrement sur un plan technique et sécuritaire», alerte Alexandre Garneret. Les deux tranches de travaux représentent 400.000 euros à la charge de la commune, complétés par 60.000 euros de subventions de la part du Département.

Un radar pédagogique a permis de faire baisser la vitesse des véhicules entrant dans la commune. La ligne droite longue de 5 kilomètre entre Noiron-sous-Gevrey et Saulon-la-rue est considérée comme «une piste d'accélération» par de trop nombreux conducteurs. Paradoxalement, tout en diminuant le bruit, la réfection récente du revêtement de la route a accentué la problématique des excès de vitesse dans la traversée de la commune.

«Quand le Département investit, c'est pour soutenir l'économie et l'emploi»


À l'issue de la visite, François Sauvadet estime que la Sonofep est «symbolique de ce qu'on aime dans l'entreprise : de l'embauche, du savoir-faire, de l'envie, de l'attachement à son territoire, de la valorisation des espaces, de tenir compte de l'environnement, de tenir compte de la qualité de vie».

«Quand le Département investit, c'est pour soutenir l'économie et l'emploi», martèle François Sauvadet, ajoutant que «pas que pour soutenir dans la métropole mais pour soutenir dans l'ensemble du département». «Notre objectif, c'est tout à la fois la sécurité de nos compatriotes et aussi le développement économique, c'est à dire de créer les conditions et l'environnement qui soit favorable à ceux qui développent de l'activité», précise-t-il.

À la suite de la fusion des conseils régionaux, les Départements n'ont plus la possibilité d'investir directement dans une entreprise. «Pour autant, nous restons un acteur économique majeur de ce département», souligne l'élu centriste qui prend pour exemple le déploiement du très haut débit comme facteur d'environnement économique favorable.

Une «nouvelle entrée» pour Saulon-la-rue


François Sauvadet constate que «l'entreprise est dans un milieu périurbain avec des enjeux de déplacements domicile-travail que l'on rencontre dans la deuxième couronne de l'agglomération dijonnaise». «Il faut que l'on trouve le bon moyen de réguler tous les enjeux : un enjeu économique, un enjeu de déplacement domicile-travail, un enjeu de sécurité, un enjeu de qualité de vie», résume le président du Département.

«Le Département assumera ses responsabilités. La sécurité est une priorité. (…) Il est nécessaire de faire évoluer cette situation», déclare le président du Département. En février, les services de collectivité ont commencé à étudier le site. En fonction de quoi, François Sauvadet se dit «décidé à procéder à un aménagement, (…) ce qui passera par une nouvelle entrée» afin que «l'activité économique dans cette commune persiste».

La forme de l'aménagement – rond-point ou autre – n'est pas encore définie. Pour autant, la collectivité prendra la maîtrise d'ouvrage des équipements à réaliser. La responsabilité sera partagée entre le Département et la commune de Saulon-la-rue tandis que François Sauvadet incite l'intercommunalité à participer financièrement.

La commune voisine de Barges sera également intégrée à la réflexion. En ce qui concerne le calendrier, l'objectif est, dans les deux prochains mois, de continuer les études en cours pour alimenter la concertation.

Appel à «un dialogue plus construit» avec Dijon Métropole


«J'ai regretté en son temps que le dialogue ne soit pas plus construit avec la Métropole parce que chaque fois que l'on prend une décision à l'intérieur de la métropole, cela a des conséquences sur son environnement. On a transféré les routes départementales à la Métropole. En périphérie urbaine, j'entends assumer toutes mes responsabilités. À nouveau, j'appelle de mes vœux un dialogue plus construit», déclare François Sauvadet.

Le maire de Saulon-la-rue ne dit pas autre chose, évoquant l'aménagement du parc d'activités de Beauregard à Longvic et à Ouges : «on était déjà à 7% de poids lourds qui transitaient. Avec l'extension de la zone de Beauregard, ça ne peut encore que monter. Tout le monde passe par l'échangeur de Domois. Je me rappelle quand il a été ouvert, j'avais dit au conseiller départemental de l'époque, 'on va se prendre 30% de véhicules en plus'. Sitôt dit, sitôt fait : 27% de véhicules en plus qui sont passés par Saulon-la-rue, en venant aussi bien de Beaune, Nuits-Saint-Georges que de Brazey-en-Plaine et la route de Saint-Jean-de-Losne. Les travaux de 1994-96 avaient été prévus pour 6.000 véhicules par jour. Même pas dix ans plus tard, on était rendu à 8-9.000 véhicules. Cette route s'est dégradée très vite».

Jean-Christophe Tardivon

Sonofep, une jardinerie florissante
















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