
Ce lundi 4 mai, dans la région dijonnaise, l'intervention d'une centaine de gendarmes a permis l'interpellation de sept personnes et la saisie d'importantes quantités de stupéfiants.
Actualisé à 17 heures 55 : Les sept prévenus ont été mis en examen.
Communiqué du ministère de l'Intérieur du 7 mai 2026 :
Une opération judiciaire menée le 4 mai 2026 par les gendarmes de la S.R. de Marseille (13) a permis l’interpellation de 7 individus suspectés d’organiser la commercialisation, une partie de la production (via un laboratoire) et la distribution de produits stupéfiants.
Le réseau, organisé sur la région de Dijon, ciblait une clientèle jeune et assurait l’approvisionnement et la livraison des produits par fret postal dans des consignes automatiques ( de type « lockers »).
En juillet 2024, une boutique en ligne de produits stupéfiants baptisée « Doraemon » est identifiée sur le darknet par les cyber enquêteurs de l’antenne de l’Unité Nationale Cyber de Marseille. Son interface soignée et ses méthodes de présentation visent à attirer et fidéliser une clientèle jeune.
Saisie du dossier, le procureur de la République de Marseille ouvre une enquête préliminaire et confie les investigations aux gendarmes de la S.R. de Marseille (13) ; le dossier sera ensuite repris par le parquet de Dijon compte tenu de la localisation des auteurs sur ce ressort.
Les investigations minutieuses menées par les gendarmes permettent d’identifier que la vente des produits s’effectue notamment via un groupe Telegram. Afin de rassurer et de fidéliser les clients le groupe publie également des « analyses qualité » des produits réalisés en « laboratoire ».
Plus d’une dizaine de produits stupéfiants sont proposés à la vente en petite quantité et jusqu’à 2 kilogrammes : Cocaïne, Kétamine, LSD, Ecstasys, 4MMC, 3MMC, 2CB, MDMA, Herbes, Sirop de THC… Les produits sont distribués depuis la France vers le territoire métropolitain et l’outre-mer ainsi que vers divers pays dont l’Australie et Dubaï. Les enquêteurs estiment à au moins 2 000 le nombre de commandes passées en 7 mois, pour un chiffre d’affaires minimum supérieur à 1,5 million d’euros.
Le groupe dispose aussi d’un laboratoire de fabrication d’ecstasy équipé de matériel industriel, dont une machine de compactage capable de produire plus de 13 000 comprimés par heure. Ce dispositif permet également de transformer et de mélanger différentes drogues de synthèse.
Le réseau repose sur une organisation hiérarchisée constitués d’individus de nationalité Française, comprenant notamment :
- un dirigeant œuvrant depuis l'étranger ;
- un coordinateur local installé dans la région dijonnaise ;
- un responsable de production ;
- un préparateur de commandes ;
- des assistants de production et de vente en direct
- une responsable logistique et financière, en charge notamment des approvisionnements depuis l’Espagne.
Dans le cadre d’une opération judiciaire menée sous l’autorité d’un juge d’instruction de Dijon, une opération d’interpellation est menée le 4 mai 2026.
Elle a mobilisé :
- le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) ;
- les gendarmes des groupements de la Côte-d’Or (21) et de l’Yonne (89).
- des gendarmes de l’Institut de recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN).
Soit près de 100 gendarmes.
Au total, 7 individus sont interpellés. Les perquisitions amènent à la saisies de 78 000 € en numéraire et 20 000 € en cryptomonnaies ; une arme de poing et des munitions ; des objets de luxe ; une machine industrielle de compactage ; plus de 203 kg de produits stupéfiants (dont 41 kg de résine, 13kg de de cocaïne et 147 kg de drogues de synthèse) pour une valeur marchande de près de 2 200 000 €.
Les 06 et 07 mai 2026, à l’issue de leur garde à vue, les mis en cause ont été présentés au juge d’instruction en vue de leur mise en examen.
L’enquête se poursuit notamment dans sa dimension internationale.
Communiqué du procureur de la République du 7 mai 2026 :Le parquet de Dijon vous informe sur les suites données aux présentations en Justice :
- 7 personnes présentées au tribunal (6 hommes et 1 femme), âgées de 21 à 36 ans, avec peu d’antécédents judiciaires.
Toutes mises en examen pour des faits d’infractions à la législation sur les stupéfiants et certaines pour fabrication de stupéfiants en bande organisée (crime puni de 30 ans de réclusion criminelle et 7,5M€ d’amende)
- 2 placées sous contrôle judiciaire
- 5 sous mandats de dépôt


Photographies et visuels fournis par la Gendarmerie nationale