Le sulfureux rappeur s'est produit à Dijon, ce dimanche 30 août, durant le festival soutenu par la Ville et la Métropole de Dijon ainsi que par la Région Bourgogne-Franche-Comté.
Communiqué de l'Union des familles laïques de Beaune du 31 août 2026 :La laïcité est un principe constitutionnel clair : elle garantit la liberté de conscience, dont découle la liberté religieuse, et elle assure l’égalité de toutes et tous devant la loi. Elle n’a pas besoin d’adjectifs. Chaque tentative de la qualifier — « inclusive », « ouverte », « stricte » — en modifie le sens et affaiblit son rôle fondamental : protéger la liberté de conscience et garantir l’émancipation, notamment des femmes.
Dans ce contexte, la programmation de Médine n’est pas neutre. L’artiste défend une « laïcité inclusive » qui place la liberté religieuse au même niveau que la liberté de conscience, alors que l'article 1 de loi de 1905 établit explicitement que la seconde fonde la première. En revendiquant la légitimité des signes religieux dans des espaces placés sous l’autorité de la puissance publique, Médine adopte une position politique qui redéfinit la laïcité dans un sens militant.
Programmer un artiste porteur d’un tel discours revient donc à offrir une tribune à une conception politique de la laïcité.
Ce choix engage les organisateurs et les financeurs: il ne s’agit plus seulement d’une décision culturelle, mais d’un signal envoyé dans un débat national où la laïcité joue un rôle essentiel pour la cohésion sociale et l’égalité femmes‑hommes.
La présence de Médine dans une programmation culturelle en 2026 doit être lue pour ce qu’elle est : un acte politique, qui mérite d’être interrogé et assumé.
Francis GATEAU
Président de L'Union des Familles Laiques de Beaune
Trésorier de L'Union des Familles Laiques de Côte d'Or