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03/09/2026 05:48
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DIJON : EVAD dénonce un «nouvel acte de violence routière»

«Les violences routières doivent cesser», exhortent les militants cyclistes.
Communiqué d'Ensemble à vélo Dijon du 2 septembre 2026 :

Ce mercredi 2 septembre 2026, un cycliste dijonnais a été percuté volontairement par une automobiliste. Il circulait sur la chaussée principale du boulevard Clemenceau, contournant les obstructions situées sur la peinture cyclable du trottoir sur cet axe, comme il en a le droit et la légitimité.

Après plusieurs coups de klaxons en provenance du véhicule derrière lui, il s'est arrêté pour essayer de comprendre ce qui posait problème à la conductrice. Cette dernière a préféré poursuivre son chemin en heurtant le cycliste délibérément.

Une plainte va être déposée après le passage du cycliste devant un médecin pour constater les plaies provoquées par le choc. L'association EVAD - Ensemble à vélo adresse tout son soutien à la victime. Et elle invite à un sursaut à la hauteur des enjeux.

Une semaine après l'agression au couteau à Paris, et 2 ans après le meurtre de Paul Varry, comment accepter que nous en sommes encore là ?

La responsabilité est aussi, et surtout, politique

Loin d'être une simple série de faits divers, ces événements s'inscrivent dans une atmosphère délétère, ou les usagères et les usagers sont opposé-es les un-es aux autres en permanence. Mais également dans un espace public où la voiture s'impose à tous les autres modes de mobilité, de gré ou de force, qu'importe que la loi s'y oppose puisque les infrastructures actuelles, et le sentiment d'impunité, le permettent.

Tant que les rues laisseront les cyclistes exposé-es aux conflits avec les véhicules motorisés, tant que les plaintes seront trop souvent découragées ou minimisées, tant que les conducteur-ices dangereux-ses pourront reprendre la route sans conséquence rapide, les drames continueront. Dans le cas du boulevard Clemenceau, concerné par une zone de travaux, le schéma directeur cyclable adopté en juin 2023 par la métropole indique :

« Lors de travaux ayant un impact sur l’espace public, il est important d’assurer la sécurité des piétons et des cyclistes. Les déviations mises en place doivent prendre en compte tous les modes de déplacement. Il est alors important de veiller à la sécurité et au confort des mobilités actives à proximité des zones de travaux. »

Pourquoi n'est-ce pas le cas sur ce boulevard, comme dans de trop nombreux autres endroits de la métropole, comme le boulevard de la Trémouille pour ne citer que lui en exemple ?

Alors que l'État continue de se défausser de ses responsabilités, notamment en sacrifiant le budget consacré au vélo pour aider les collectivités dans leurs actions, nous invitons les élu-es de la métropole de Dijon et de ses 23 communes à agir dès maintenant. À agir enfin avant qu'un drame plus grave encore ne survienne.

Et si cela avait été un enfant ?

Depuis des années, l'association EVAD - Ensemble à vélo interpelle les collectivités pour les alerter sur cet enjeu. En octobre 2024 nous nous sommes rassemblé-es pour honorer la mémoire de Paul Varry, devant le Palais des Ducs de Bourgogne.

En juin 2025, nous marchions Rue de la Liberté, vélos en mains, pour rappeler que repousser les cyclistes hors du centre-ville sans créer d'alternative sécurisée allait nécessairement provoquer des accidents. Depuis quelques mois se tient mensuellement l'événement festif Masse Critique, visant à rappeler que le vélo a toute sa légitimité dans l'espace public, au même titre que les autres mobilités.

Alors nous nous interrogeons : que faut-il pour qu'enfin les pouvoirs publics passent à l'action ? Quel drame attendons-nous ? Ou est-ce que les militant-es de la cause cycliste doivent radicaliser leurs actions ?

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