
Ce lundi 29 juin, le rectorat a prononcé une fermeture provisoire de classe. Des parents élèves envisagent désormais d'être «plus vindicatifs, plus déterminés, et plus visibles».
Communiqué de parents d'élèves élus de l'école maternelle Maladière du 29 juin 2026 :Ce matin, lors de la délibération au rectorat concernant la dernière commission, nous avons appris une nouvelle aussi brutale qu’inadmissible : aucune fermeture de classe ne sera annulée.
Après des semaines de mobilisation, de réunions, de déplacements, de démarches — toutes écoles confondues — cette décision laisse un goût amer et une profonde colère.
À Maladière, nous avons rencontré M. Matet au rectorat, M. Bruel à la préfecture, et bien d’autres interlocuteurs. Pour quoi, au final ?
Pour constater qu’aucune réévaluation n’a été menée, qu’aucun ajustement n’a été envisagé, et que tout le département est traité comme si les décisions étaient figées depuis le début, sans aucune prise en compte du terrain.
Nous avons le sentiment que tout cela n’a servi à rien. Rien n’a été étudié.
C’est une folie.
L’académie se targue d’être “audacieuse et engagée”.
Engagée pour quoi, exactement ?
Pour fragiliser encore davantage les fondations de l’Éducation nationale ?
On nous répondra sans doute que “les décisions viennent du ministère”, que “c’est une question de budget”.
Nous voyons très bien où se situe l’intérêt du gouvernement : certainement pas du côté des enfants.
Dans la santé, c’est la même logique : on parle de budget, alors qu’en face, ce sont des vies.
Ici, ce sont des enfants, leur avenir, leur construction.
C’est une folie.
L’instruction est obligatoire dès trois ans. Très bien.
Mais pour quoi faire, si l’on entasse 30 à 35 élèves par classe, avec une seule enseignante ou un seul enseignant déjà épuisé ?
Comment un enfant de trois ans peut-il se construire dans ces conditions ?
Qu’en est-il des élèves à besoins particuliers ?
Comment les accompagner dignement dans des classes surchargées ?
C’est absurde, et profondément irresponsable.
Nous refusons de croire que cette situation serait “normale”.
Nous continuerons à nous battre.
Si la mobilisation constructive et conciliante ne suffit pas, nous changerons de méthode.
Nous serons plus vindicatifs, plus déterminés, et plus visibles.
Nous saisirons le Défenseur des droits.
Nous déposerons un recours auprès de la justice administrative si nécessaire.
Nous n’avons pas l’intention de laisser cette décision détruire l’avenir de nos enfants.