Le député RN de l'Yonne appelle à «la mobilisation générale pour faire bouger la Région» à propos de la ligne TER Paris-Sens.
Communiqué de Julien Odoul du 22 juin 2026 :En action avec les élus et militants RN devant la gare de Sens lundi 22 juin, Julien Odoul, député de l'Yonne, tire la sonnette d'alarme sur les conditions de transport inacceptables sur la ligne TER reliant Sens à Paris. Face à une réalité de plus en plus dégradée et à un mépris assumé de la part de la Région, le député annonce le lancement d'une grande pétition.
La situation vécue par les usagers a passé le cap de l’inacceptable pour devenir dorénavant dangereuse. Retards chroniques, rames bondées, malaises : la ligne est en train de sombrer. « Cette ligne, c'est le règne de l'angoisse », déplore Julien Odoul, qui reçoit chaque jour des messages d’habitants et de travailleurs en détresse pour qui emprunter cette ligne est devenu synonyme de stress permanent, de fatigue et de colère. Nombreux sont ceux qui voient les problèmes s’accumuler, les retards s’amplifier avec un impact réel sur la vie de famille et le rythme professionnel.
Pire encore, les usagers paient de plus en plus cher pour ce service défaillant. La majorité de gauche au Conseil régional augmente chaque année les tarifs, près de 20% en 4 ans, transformant le nord de l'Yonne en véritable vache à lait de la région, alors même que la ligne PLM est la plus rentable.
Julien Odoul rappelle que le train est l'un des principaux facteurs d'attractivité du nord de l'Yonne et en fait l’un des poumons démographiques dans une région qui perd des habitants. Julien Odoul alerte sur les conséquences désastreuses de cette politique d’abandon ferroviaire.
Pour pousser le Conseil régional à intervenir, Julien Odoul lance avec les élus de Sens du Rassemblement National, une pétition en exigeant des mesures immédiates :
- Une augmentation du nombre de trains et des rames plus longues ;
- L'extension de la zone Pass Navigo jusqu’à Joigny ;
- Le respect des navetteurs avec une politique de véritable remboursement ;
- Une indemnisation systématique en l'absence de place assise.
À ce titre, le député souligne l'obligation imposée par le droit européen de rembourser les usagers, y compris les détenteurs d'un abonnement : « La région et la SNCF se comportent en hors-la-loi. Le droit européen est clair : tout retard d’un transporteur ferroviaire ouvre droit à indemnisation. J’irais même encore plus loin : si on est entassés comme des bestiaux, sans place assise, à devoir être debout ou par terre, on n'a pas à payer le prix complet du billet. »
Enfin, le député de l'Yonne appelle à l'union sacrée de tout le territoire et sera présent à l'action de mobilisation du Grand Sénonais, du département et des communes du nord de l'Yonne ce mardi 23 juin. « Le train, ce n'est ni de gauche ni de droite, c'est la vie quotidienne de chacun, c’est ce qui nous permet d’aller travailler le matin, c’est ce qui nous permet de retrouver nos familles le soir, donc oui je salue toutes les initiatives et j’appelle à la mobilisation la plus large » déclare-t-il.
A quelques jours de l’assemblée plénière du Conseil régional, il entend, par ailleurs, s'adresser fermement à l'exécutif régional : « J'interpellerai le Président du Conseil régional pour le rappeler à ses devoirs, de rappeler que les navetteurs du nord de l’Yonne, aussi loin soient-ils de Dijon, sont aussi des Bourguignons ». Face à un exécutif régional historiquement méprisant envers le nord de l’Yonne et les usagers du TER de notre région, Julien Odoul tient à être clair sur les responsabilités de chacun : « La région, on ne peut pas la forcer. Si rien ne change, alors la seule solution sera de changer de majorité en 2028 ! »