La députée Les Écologistes de la Côte-d'Or considère que «le bâti public n’est pas suffisamment adapté» au changement climatique.
Communiqué de Catherine Hervieu du 1er juillet 2026 :La Côte-d’Or a été placée durant toute une semaine en vigilance rouge canicule à partir du 22 juin avec des valeurs dépassant 40° à certains endroits.
Je veux d’abord saluer celles et ceux qui assurent les missions essentielles dans ces conditions: les soignant·es dans les hôpitaux, les pompiers, les aides à domicile, les agent·es communaux, les enseignant·es et les maires qui ont ouvert des salles rafraîchies pour accueillir les enfants et les aîné·es.
Dans la deuxième circonscription, vingt-deux écoles ont fermé le 22 juin, comme à Pontailler-sur- Saône, à Binges à Flammerans. À Villers-les-Pots, deux classes ont été déplacées dans la seul salle climatisée de la commune offrant des conditions tenables pour les enfants comme pour les adultes.
Les collégiens ont passé les épreuves du brevet dans des salles où les températures ne correspondaient pas aux exigences de tenue d’un examen national. Les élèves et les enseignant·es ont terminé l’année scolaire dans des dispositions qui ne sont pas à la hauteur des exigences d’un service public de l’éducation.
Dans les établissements hospitaliers et services médico-sociaux accueillant notamment des personnes âgées, l’absence de volets, de dispositifs de ventilation et de climatisation a conduit les équipes à improviser, comme l’occultation des fenêtres à l’aide de draps, et cela dans un système de soins déjà très tendu.
Comme partout en France, la réalité s’impose, qu’on ne peut plus ignorer. Face aux conséquences du dérèglement climatique, aux canicules récurrentes, les pouvoirs publics doivent se mobiliser. Le bâti public n’est pas suffisamment adapté. En cause : le manque de vision à moyen et long terme, les nombreux « stop and go » en matière de rénovation thermique, de nature des matériaux, de végétalisation des alentours alors que cela devient un enjeu de santé publique et de continuité du service public.
A ce titre, j’ai interpellé le Premier ministre sur les moyens concrets, financiers, techniques et humains que le Gouvernement entend mobiliser pour impulser ces actions sur l’ensemble du territoire en lien avec les collectivités.
Une des fonctions majeures de l’État est de protéger les habitant.es du pays, avec les moyens nécessaires. Mais l’impréparation des politiques avec le manque d’investissements accumulés depuis des décennies nous amènent à prendre nos responsabilités. Il ne s’agit ni plus, ni moins de vivre, travailler, étudier dans des conditions acceptables. Face à une réalité climatique appelée à durer, nous devons bâtir ensemble les réponses collectives à la hauteur des défis bien identifiés.