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20/04/2026 06:25
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DIJON : Mi-parcours pour le Marseille-Dijon de Mika en course à pied

Parti le jeudi 9 avril du Port de Marseille, Michael Habib vient d’effectuer 352 km à pied en toute autonomie, au profit de trois enfants Côte-d’Oriens en situation de handicap. Avant son arrivée le 26 avril à Dijon, Mika a fait le point à mi-parcours pour Infos Dijon.
Cet éducateur sportif de 40 ans, marié et papa d'un garçon de 9 ans, qu'Infos Dijon suit depuis ses préparatifs (Lire ICI)  n’en est pas à son premier défi «J’ai commencé, en 2022 avec un Lyon-Dijon de 200 km sur quatre jours en solo et sans assistance» nous expliquait Mika dans une interview donnée à Infos Dijon (Lire ICI)  «J’ai aussi fait Paris-Chevigny-Saint-Sauveur soit 400 km en huit jours, et l’été dernier j’ai relié Belfort à Strasbourg sur 178 km.»
 

Et cette fois vous allez battre votre record

 
Michael Habib : «C'est ça exactement. Ce mardi après l’étape de Lyon j’aurai déjà fait 400 km. Et là, ça va être quelque chose de différent pour mon corps. Je n’ai pas l'expérience des au-dessus de 400 km. Il va falloir aller de l’avant. Gérer le mental, et bien sûr le physique. Vous savez, le corps humain n’est pas fait pour parcourir 600 km en 17 jours avec un sac de 11 kilos sur le dos. Même si je me suis extrêmement bien préparé, cette épreuve n’est pas logique pour un corps humain. Je vais donc me découvrir dans des conditions extrêmes et inconnues»
 

«Je me suis fait opérer d'une tumeur»

 
«Ce Marseille-Dijon était à l’origine prévue pour l’automne dernier. Mais j’ai eu un grave problème de santé. Je me suis fait opérer d'une tumeur à l'intestin. Il a fallu reporter ce défi sans savoir si j’allais pouvoir le faire. Je suis resté couché plusieurs semaines après mon intervention chirurgicale. J’ai beaucoup perdu en muscles. Dès que cela a été possible je me suis remis à l’entrainement et je suis donc parti. Mais je reste sous surveillance pendant ce périple. Malgré tout, depuis deux jours, je sens une petite gêne au niveau de mes cicatrices. Mais ça va»
 

Vingt-trois ampoules

 
«Moins grave, mais très gênantes, depuis mon départ de Marseille, j’ai eu vingt-trois ampoules aux pieds. Je les gère immédiatement pour limiter les douleurs, mais elles sont bien présentes. Mes pieds souffrent aussi, même s’ils ont été bien préparés. Je les bichonne tous les soirs. Mais ils trinquent, bien évidemment»
 

80 heures d’efforts, 352 km, c’est quoi une journée type ?

 
«Je dors chez l’habitant dans chaque ville étape. Ce sont des personnes qui se sont spontanément proposées. Je me lève tous les matins à 6 heures. Je mets à peu près 30 minutes à me préparer. J’enfile mes jambières de compressions, je prépare mes pieds, je les protège à certains endroits. Je remballe mon sac de 11 kg en rangeant tout à l’intérieur dans un ordre bien précis et je pars vers 7 heures 30»
 

«Pouvoir débrancher le cerveau»

 
«Ensuite je me lance, sans assistance, sur les routes et les chemins en direction de la prochaine ville étape. Je commence à marcher tranquillement pour alterner la course et la marche le matin, afin d' avancer le plus rapidement possible. Vers midi, je m’octroie trente minutes de pause pour manger. Je fais une séance de sophrologie que mon préparateur mental m'a préparé pour pouvoir débrancher le cerveau et penser à autre chose que l'aventure. C’est primordial. Vous savez la nuit je me réveille en croyant que je suis en retard, que j’ai perdu mon sac. Je vis et je m’endors avec l’aventure H 24»
 

L’arrivée chez l’habitant

 
«Généralement j’arrive vers 16 heures. Je suis accueilli mais ma journée n’est pas terminée. Je déballe mon sac, et je prépare celui du lendemain. Je fais un montage vidéo de la journée que je poste sur mes réseaux sociaux pour partager mon aventure à mes followers. Et en soirée j’assure aussi un live pour répondre aux questions»
 

Les aléas du parcours

 
«Pour cette aventure je rencontre de nombreuses routes ou ponts barrés. Impossible d’y avoir accès. Je suis souvent obligé de faire un détour de 3 ou 4 km. Et ça, c’est compliqué à gérer. Quand vous avez fait une partie de la journée avec le mistral de face, ou sous la pluie et que vous devez en plus faire un détour, moralement, et mentalement, c'est très difficile»
 

Vous avez un coup de gueule

 
«Dans toutes mes aventures, je les ai rencontrés. Je veux parler des chiens en liberté. Je n’ai pas peur des chiens, mais quand vous en croissez un qui vous court après, ou vous saute dessus, vous n’êtes pas rassuré. D’autant que si je me fais morde, l’aventure s’arrêt nette. Et tous les propriétaires ne sont pas forcément bien éduqués. J’ai exprimé mon coup de gueule sur mes réseaux sociaux et j’ai eu une avalanche de messages allant dans mon sens. Donc ça, c'est vraiment un sujet à soulever à l'avenir» 
 

Un dimanche de pause à Vienne

 
«Je suis à mi-parcours. Ce dimanche était très attendu par mes jambes et tout mon corps d’ailleurs, cerveau compris. Mais ce jour off peut aussi être un jour piège. Il ne faut pas rester couché toute la journée. Il faut garder ses muscles en mouvement. Léger, mais en mouvement. Je me suis donc baladé une bonne partie de la journée à Vienne. Mais tranquille. Je me suis aussi bien occupé de mes pieds»
 

La traversée de Lyon

 
«Ce lundi est une grosse étape. Je vais commencer à traverser Lyon. Là, il ne faut pas se tromper d’itinéraire afin d’éviter des détours fatiguants. C’est une étape de grosse concentration. Le soir je dormirai en centre-ville et je repartirai mardi matin en direction de Villefranche-sur-Saône. Ensuite ça sentira bon la maison, puisque je serai en Bourgogne avec le passage à Mâcon, Chalon-sur-Saône, Beaune, Dijon et Saint Apollinaire pour l'arrivée officielle. Mais il me reste encore beaucoup de route»

Vous courrez pour des enfants en situation de handicap

 
«Depuis le début de mes aventures, je cours pour Milla, 8 ans, de Saint-Apollinaire atteinte de leucodystrophie. C’est une maladie qui l’empêche de tenir sa tête droite, de parler et de marcher. Pour ce défi, la première partie de la cagnotte sera reversée au profit de Milla»

Courir pour Antoine et Valentin


«La seconde partie des dons, pour ce Marseille-Dijon, sera pour Antoine et Valentin, des jumeaux de 2 ans, de Chevigny-Saint-Sauveur. Ils sont atteints d’une paralysie cérébrale. Ils sont nés trop prématurés. Ils ne marchent pas. Mais grâce aux dons que j’espère encore nombreux, nous souhaitons financer un séjour en Espagne, dans une clinique spécialisée afin de les faire progresser et pour qu’un jour, ils puissent marcher et vivre comme tous les enfants du monde» 
 

Suivre au quotidien Mika sur la route

 
«A tout moment de la journée je poste des story sur mes réseaux sociaux. Chacun peut suivre mon avancée. Le soir je fais un récapitulatif avec un petit montage vidéo que je crée-moi-même. Je fais aussi un live à 21h sur Instagram. J'essai aussi de répondre à tous les messages de soutien que je reçois. Et certains jours je reconnais en avoir grandement besoin»

                                                                                                                                                                     Norbert Banchet

Ici le lien de la cagnotte en ligne


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