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08/05/2022 15:12

DIJON : Commémoration de la victoire du 8 mai 1945

La cérémonie s'est déroulée ce dimanche 8 mai cours général de Gaulle en présence de nombreuses autorités civiles et militaires. La Protection civile a dû intervenir pour une dizaine de malaises.
Les autorités civiles et militaires dijonnaises ont commémoré, ce dimanche 8 mai 2022, le 77ème anniversaire de la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie au monument aux morts du rond-point Edmond-Michelet à Dijon.

La cérémonie a été orchestrée par le major Sylvie Dupuy et s'est déroulée en présence de Fabien Sudry, préfet de la Côte-d'Or, François Rebsamen (PS), maire de Dijon, Rémi Delatte (LR-Libres), député de la Côte-d'Or, Didier Martin (LREM), député de la Côte-d'Or, François-Xavier Dugourd (LR), vice-président délégué du conseil départemental de la Côte-d'Or, et Denis Hameau (PS), conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté, ainsi que le général de division Edouard Hubscher, commandant la région de gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté, le général de brigade Pascal Hurtault, commandant l’École de Gendarmerie de Dijon, le lieutenant-colonel Étienne Royal, délégué militaire départemental adjoint de la Côte-d'Or.


Les associations d'anciens combattants étaient représentées par Joëlle Cornu, présidente de la Fondation Maréchal de Lattre de Tassigny, le lieutenant-colonel Pascal Pomé, référent départemental de Côte-d'Or de l'Association nationale des anciens de la 2ème DB, Philippe Javelet, président de l'Amicale des anciens de la 1ère division des Français libres, Jean-Louis Nageotte, président de l'Union départemental des anciens combattants, Christian Perrin, président du Comité d'entente dijonnais des anciens combattants et victimes de guerre, Reynald Camin, président de la section de Côte-d'Or de l'Union nationale des parachutistes, et Philippe Colot, président du Comité dijonnais du Souvenir français.

Des troupes et des collégiens


En ce qui concerne les troupes, ont participé des groupes de l’École de Gendarmerie, du 511ème Régiment du Train d'Auxonne, de la préparation militaire marine, du bureau dijonnais des archives et de la réserve de l'armée de l'air et de l'espace, de cadets de la gendarmerie, de l'escadrille air jeunesse, de cadets de la Protection civile, et de jeunes sapeurs-pompiers.

Dix élèves du collège du Parc ont suivi la cérémonie en étant accompagnés de leur enseignante d'histoire-géographie. L'harmonie municipale de Dijon était dirigée par Cyril Oudotte.

Deux remises de décorations


En début de cérémonie, il a été procédé à deux remises de décorations. Le médecin chef des services de classe normale François Volot a reçu l'insigne d'officier de la Légion d'Honneur des mains du médecin général Didier Belleou. Le chef d'escadron Pierre Mayet a reçu l'insigne de chevalier dans l'Ordre national du Mérite des mains du général Édouard Hubscher.

Un collégien a lu le poème «Ce cœur qui haïssait la guerre», écrit en 1943 par Robert Desnos, avant la lecture de la déclaration du général de Gaulle du 8 mai 1945, de l'ordre du jour n°9 du maréchal de Lattre de Tassigny, et du manifeste des anciens combattants.

Le préfet Fabien Sudry a terminé les interventions en relayant un message de la ministre chargée de la Mémoire et des Anciens combattants avant que ne se déroulent les différents dépôts de gerbe de fleurs.

Une dizaine de malaises


Durant la cérémonie, sous un ciel sans nuage, l'équipe de la Protection civile a dû prendre en charge une dizaine de personnes, principalement des enfants et des jeunes adultes, pour des malaises sans gravité. La déshydratation et le stress d'une première cérémonie pourraient notamment en être la cause.

Devant le nombre de patients et du fait de la participation de jeunes sapeurs-pompiers, une ambulance du SDIS de la Côte-d'Or est venue prêter main forte à la Protection civile.

Jean-Christophe Tardivon

Un concert pour les blessés des armées le 4 juin au Cèdre


Message de Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants

La guerre a eu lieu. Si tragique et terrifiante. Rien ne fut plus comme avant. Rassemblés et fraternels, nous ne l’oublions pas.

La guerre a lieu. Si proche et dramatique. Le visage de l’Europe en est changé. Rassemblés et fraternels, nous le savons.

En ce 8 mai 2022, dans chaque ville et village de France, sur nos places, squares et jardins municipaux, devant nos monuments aux morts et mémoriaux, nous commémorons le 77ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe avec une singularité toute particulière, en écoutant les douloureux échos du temps.

Le 8 mai 1945, notre continent voyait s’achever cinq années de tempêtes, de douleur et de terreur. Ivresse de la victoire mais détresse face à l’immense sacrifice consenti. Dans cette joie bouleversée, les embrassades n’ont fait oublier qu’un temps les villes ruinées, les campagnes exsangues, les proches disparus, les restrictions. L’humanité a payé le plus lourd tribut de son histoire. Elle a vu la barbarie nazie franchir le seuil de l’inhumanité et de l’indicible. Elle a découvert, stupéfaite et horrifiée, qu’elle pouvait s’anéantir elle-même.

Chaque année, avec fidélité, avec reconnaissance, la Nation porte son regard et son affection en direction de celles et ceux qui sont morts pour elles, vers celles et ceux qui ont combattu avec abnégation et qui ont contribué à abattre le fléau nazi.

Nous nous souvenons du combat acharné des armées françaises et des armées alliées sur tous les fronts, des Français Libres qui n’ont jamais cessé la lutte, du courage des résistants de l’intérieur, de chaque Française et Français qui a refusé l’abaissement, de cette armée des lumières dans l’obscurité.

Dans les pas du Général DE GAULLE, ils ont permis à la France de rester la France.

Pour notre pays, ce combat prit de nombreux visages et la victoire mille chemins. Elle exigea tant de courage, de larmes, de deuils et de sacrifices. Il y a 80 ans, en 1942, la phalange héroïque des Français de Bir-Hakeim tint tête aux divisons italiennes et allemandes. Dans un océan de sable, ils ont résisté à tous les assauts. Ils incarnent aujourd’hui encore l’orgueil de notre pays et font vibrer le cœur des peuples libres. Nous nous souvenons aussi du raid mené sur le port de Dieppe, du sacrifice des soldats canadiens, britanniques et américains qui ont ouvert la voie de la libération de la France. Nous entendons encore les cris et les pleurs des raflés du terrible mois de juillet 1942, ceux des victimes, femmes, hommes et enfants, de l’ignominie et de la folie criminelle.

Nous, qui savons la fragilité de la paix, le passé nous instruit, les morts nous instruisent. La mémoire est un héritage autant qu’elle est une leçon.

D’abord, l’unité de la France qui n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est rassemblée et solidaire, que lorsqu’elle se soustrait à la fureur des dissensions et des divisions, que lorsqu’elle regroupe le meilleur d’elle-même pour construire les ambitions du Conseil National de la Résistance.

Ensuite, le chemin de l’Europe qui fut le seul pour la réconciliation des nations européennes, qui a été façonné par les rêves de plusieurs générations successives, qui demeure celui de l’espérance dans le progrès collectif, celui du refus du nationalisme, celui d’une fraternité vivace.

Enfin, ce chemin de l’unité et de l’Europe n’est rien sans l’attachement viscéral de la France à la dignité de l’Homme et à ses droits fondamentaux. Ce combat nous le poursuivons ensemble. Inlassablement.

En Français. En Européens. En femmes et hommes libres.









































































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