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18/03/2021 21:03

DIJON : Stanislas Guerini plaide pour «une version ambitieuse» du chèque alimentaire

Ce jeudi 18 mars à Dijon, le député de Paris a été interpellé par le président de la Banque alimentaire de Bourgogne qui demande à ne pas être écarté de l’élaboration des nouveaux chèques alimentaires et à expérimenter le dispositif auprès des étudiants et retraités précaires.
Président de la Banque alimentaire de Bourgogne, Gérard Bouchot tient à mettre le sujet des chèques alimentaires en débat à l'occasion du déplacement ce jeudi 18 mars 2021 de Stanislas Guerini (LREM), député de Paris, pour soutenir Denis Thuriot, candidat de la majorité présidentielle aux élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté.

Issue de la Convention Citoyenne pour le Climat, la proposition a été reprise par le président de la République. Le réseau des Banques alimentaires s'interroge sur les modalités de cette mise en place.

Une aide alimentaire et un accompagnement social


«L'intérêt du système actuel d'aide alimentaire, c'est que les bénéficiaires de cette aide trouvent bien sûr l'aide alimentaire quand ils vont dans une association, ils trouvent aussi tout un environnement, tout un accompagnement. L'aide alimentaire, c'est la porte d'entrée vers l'inclusion sociale. Il y a peut-être un risque, si on généralise ces chèques alimentaires, de couper de l'accompagnement que font aujourd'hui ces associations. Cela suppose de mettre en place des dispositifs ad hoc pour éviter cela, surtout à une période où les Français n'ont pas trop le moral et notamment les bénéficiaires de l'aide alimentaire», explique Gérard Bouchot. Pour autant, la Banque alimentaire perçoit l'intérêt de généraliser l'accès à l'aide alimentaire, notamment auprès des «perdus de vue».

Des chèques alimentaires pour «offrir des ressources à notre agriculture»


«L'engagement est pris et sera tenu», indique Stanislas Guerini. Pour autant, la discussion du gouvernement et des parlementaires porte sur les modalités et le financement de la mesure. Selon les options, le coût du chèque alimentaire pour les finances publiques varie entre 400 millions d'euros et 3 milliards d'euros.

«Je pousse pour que ce soit une version assez ambitieuse», déclare le député de Paris. L'objectif serait d'intégrer des produits frais et même locaux à l'aide alimentaire afin «d'offrir des ressources à notre agriculture, d'avoir une mesure de prévention en matière de santé et une mesure sociale».

Tout comme les autres associations, la Banque alimentaire demande à «ne pas être tenue à l'écart de l'élaboration et de la mise en œuvre du dispositif» et propose d'expérimenter le chèque sur les étudiants et les retraités précaires. Gérard Bouchot attire l'attention du député : «cibler les vrais bénéficiaires, ce n'est pas si simple que ça».

Le député se dit favorable à un fléchage d'une partie des chèques en direction des structures historiques de l'aide alimentaire. Néanmoins, «ce serait dommage de ne pas généraliser un peu plus pour avoir un outil un peu flexible pour répondre à la problématique d'aller chercher des gens qui ne sont pas forcément dans les réseaux existant».

Jean-Christophe Tardivon

«La majorité présidentielle est dans tous les territoires», déclare Denis Thuriot


La Banque alimentaire est le grossiste de l'aide alimentaire


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