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18/06/2021 23:51

RÉGIONALES : Gabriel Attal mobilise pour la «reconstruction» avec «des partenaires du gouvernement» comme Denis Thuriot

Les Jeunes Avec Macron étaient au centre de la déambulation effectuée au centre-ville de Besançon ce vendredi 18 juin autour de Gabriel Attal et de Denis Thuriot. «On voit que le président de la République est très soutenu par les jeunes», a souligné le porte-parole du gouvernement.
Les JAM ont mis l'ambiance à Besançon. Avec la venue de Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, les Jeunes Avec Macron avaient «leur» ministre en visite. En vrai, Gabriel Attal venait soutenir Denis Thuriot, candidat de la majorité présidentielle, ce vendredi 18 juin 2021.

Au programme de ce dernier jour de campagne pour le premier tour des élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté, un après-midi à Besançon, en commençant par une déambulation entre le kiosque à musique de la place Granvelle et le pont Battant, en passant par la Grande Rue.

«Allez voter dimanche»



Même si les JAM ont pris soin de ne pas voler la vedette au candidat, la popularité de Gabriel Attal était sensible. Les arrêts selfies furent nombreux. Le porte-parole du gouvernement pris un long moment pour échanger avec des étudiants – se sachant filmé – afin de défendre les mesures de l'exécutif en direction des jeunes durant la crise sanitaire.

Chaque séquence se terminait immanquablement par un «allez voter dimanche» suivi de la remise du tract à l'effigie de Denis Thuriot. Un candidat et un soutien entourés de colistiers pour traverser le centre-ville en savourant la possibilité de se passer du masque de protection à l'extérieur.

L'accueil des Gilets Jaunes


La deuxième étape de la journée s'est déroulée au Palais des Congrès, sur le site de Micropolis, pour un meeting en respectant les gestes barrières : espacement sur scène et port du masque pour les spectateurs. Entre colistiers,  JAM et sympathisants, environ 120 personnes étaient présentes dans la grande salle climatisée.

Avant d'entrée dans le Palais des Congrès, les participants ont dû serrer les dents le temps d'entendre l'hostilité d'une poignée de Gilets Jaunes représentés par Frédéric Vuillaume au mégaphone. Une intervention qui s'est faite dans le calme.

La «relance» et la «reconstruction» avec des «partenaires du gouvernement»


En marge du meeting, Gabriel Attal, Denis Thuriot et François Patriat ont tenu une brève une conférence de presse pour préciser le sens de la venue du porte-parole du gouvernement.

Gérald Darmanin, autre soutien du candidat, avait effectué un déplacement trois-en-un le 10 juin dernier à Dijon (lire notre article). Gabriel Attal s'est contenté du deux-en-un. Faute de médias nationaux déjà. Ensuite parce qu'il ne mentionnera pas une seule fois sa candidature aux régionales en Île-de-France. Le porte-parole a simplement défendu le bilan du gouvernement et l'engagement du candidat.

Considérant qu'«on est à un tournant de la vie de notre pays», Gabriel Attal orientera son propos de façon à tourner la page de la crise sanitaire et à se projeter vers l'avenir fait de «relance» et de «reconstruction». Des expressions à même d'interpeller les jeunes avec l'idée de renouveau mais aussi les aînés avec ce vocabulaire issu de l'après-guerre.

«Pour cela, on a besoin de Régions qui sont partenaires de l’État, partenaires du gouvernement», martèle Gabriel Attal, «c'est la liste de Denis Thuriot qui incarne, aujourd'hui, ce caractère constructif ici en Bourgogne-Franche-Comté».

Interrogé sur le «barrage au Rassemblement National», Denis Thuriot répond «bouclier contre le Rassemblement National» afin de «proposer une autre voie» et «trouver le remède à ce qui ne va pas».

Le candidat compte sur une mobilisation des abstentionnistes car, selon lui, «ne pas aller voter, c'est laisser décider l'autre à votre place» et «c'est la force de notre démocratie que le citoyen s'exprime et décide de ses élus».

«On voit que le président de la République est très soutenu par les jeunes»


«L'objectif, c'est de pousser les gens à aller voter, (…) en leur faisant prendre conscience de l'enjeu et en leur donnant envie de voter pour des listes qui répondent aux préoccupations qui sont les leurs», déclare Gabriel Attal qui ne croit pas à une démobilisation liée au déconfinement mais souligne plutôt la reprise de «la vie démocratique».

«Emmanuel Macron a été élu président de la République avec un très fort mouvement de jeunesse derrière lui. Les Jeunes Avec Macron est a été la première formation politique qui a été créée en soutient à Emmanuel Macron, avant même En Marche», rappelle Gabriel Attal en écho à la mise en avant des JAM ce vendredi. «On voit que le président de la République est très soutenu par les jeunes parce que les défis auxquels ils veut répondre –  évidemment le défi climatique – c'est des enjeux qui mobilisent énormément les jeunes», ajoute-t-il.

En 2015, des discussions avec François Sauvadet


Denis Thuriot réfute avoir soutenu Marie-Guite Dufay en 2015, glissant avoir été «en discussion avec François Sauvadet qui était venu me chercher» [NDLR : membre de l'UDI, François Sauvadet était le candidat de la liste d'union de la droite et du centre en 2015]. «Notre différence est réelle dans la perception de voir les choses», indique-t-il à propos de la présidente sortante vue comme n'ayant «pas réussi cette unité de la Bourgogne-Franche-Comté».

«Jamais les Régions n'ont eu autant d'argent disponible»


«J'ai soutenu Marie-Guite Dufay», réagit François Patriat. L'ancien socialiste, Marcheur de la première heure en 2016, soutient aujourd'hui «l'action du gouvernement et la façon dont il décentralise». «Jamais ni les Régions, ni les Départements, ni les communes n'ont eu autant d'argent disponible qu'aujourd'hui à travers la DSIL, la DETR ou dans la fiscalité qui leur est attribuée», martèle-t-il, déplorant lors des assemblées régionales d'avoir constaté «à droite comme à gauche, une diatribe permanente contre le gouvernement». «Il y a eu dans la majorité sortante une véritable défiance et une opposition au gouvernement», insiste-t-il, se disant «déçu» par la présidente sortante.

Les trois protagonistes rejoignent ensuite la salle pour un meeting d'une heure trente permettant aux militants de prolonger ensuite la soirée par du collage notamment, autorisé jusqu'à minuit.

Jean-Christophe Tardivon

«La relance doit être solidaire, économique et verte», selon Gabriel Attal





































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