
L’Association des étudiants et amis du Congo de
Bourgogne–Franche-Comté prépare une conférence sur le thème «le viol comme
arme de guerre» et se mobilise face
à la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers. Pour
Infos-Dijon l’AEAC réagit au repas à un euro.
L'AEAC Dijon, L’Association des
étudiants et amis du Congo de Bourgogne–Franche-Comté, basée à l’Université Bourgogne Europe, se veut être un
réseau ouvert rassemblant les étudiants congolais ainsi que toute personne amie
de la culture congolaise. Elle favorise l'échange interculturel, la solidarité
et le vivre-ensemble au sein du milieu universitaire et au-delà.
«C’est une association
d’étudiants multicolore» nous explique Gédéon Komotir. L’étudiant
congolais en Droit à l'Université de Dijon et en Commerce à l'école Pigier, et Président de l’association ajoute «Elle
a pour objectif de les
accompagner dans leur parcours académique mais aussi de favoriser leur intégration
au sein de la communauté universitaire. Nous hébergeons aussi les étudiants en
difficulté. Si l’AEAC Dijon est un réseau rassemblant des étudiants congolais,
elle est aussi ouverte à tous ceux qui veulent découvrir notre culture et
mettre en avant le vivre-ensemble au sein du milieu universitaire et même
au-delà»
Le projet, Force au Féminin
Gédéon Komotir : «Tout
au long de l’année nous organisons des actions et des animations comme des marchés
solidaires, des ciné-débats, des soirées musicales. Nous nous sommes récemment
mobilisés le 8 mars dernier à l’occasion de la journée du droit des femmes.
Pour notre projet, Force au Féminin, nous avons donnés la parole à des femmes qui
s’engagent comme la Maire de Dijon, Nathalie Konders, Nora El Mesdadi conseillère municipale
ou encore Giulia Vamillier, première Dauphine de Miss Côte-d’Or. Leurs
témoignages sont à retrouver sur nos réseaux sociaux»
Une conférence sur le thème «Le viol comme arme de guerre»
«Nous voulons mettre en lumière un sujet tragique qui doit
rester d’actualité tant qu’aucune solution ne sera trouvée. Pour parler de ce
sujet-là, nous invitons Laurine Mangin, étudiante en L2 Histoire à l’Université
Bourgogne Europe, qui a déjà traité ce sujet auprès de lycéens et vient
maintenant aborder ce thème face à des universitaires. Sans détour, elle va parler de la violence des guerres sous différentes formes.
Laurine va surtout nous expliquer comment la guerre peut utiliser les femmes comme moyen de pression par les groupes armés. Son témoignage
permettra de faire entendre les voix de celles qui sont trop souvent
réduites au silence»
Un mot sur l’actualité.
Vous vous êtes mobilisés mercredi dernier à Dijon face à la hausse des frais d’inscription
pour les étudiants étrangers
«Oui le mouvement
national était relayé à Dijon. Nous nous inquiétons du nouveau plan
Choose France
for Higher Education qui fait suite au dispositif du plan de 2019,
Bienvenue
en France. Tel qu’il est présenté, il durcie notamment les règles d’exonération
des frais d’inscription pour les étudiants internationaux non européens. A l’Université
de Bourgogne c’est près de 2 500 étudiants qui se verraient contraints de
s’acquitter de 2 895 euros en licence ou de 3 941 euros en master de
frais d’inscription annuels contre respectivement 178 euros et 254 euros
actuellement. Cette réforme portée par le Ministre de l’Enseignement, Philippe
Baptiste pourrait entrer en vigueur lors de la prochaine rentrée 2026. Et avec les aides aux
logements supprimés pour nous, il va falloir travailler encore plus en parallèle
de nos études. Notre avenir va être très compliquer à gérer»
Le repas a un euro jusque-là réservé aux
boursiers et non-boursiers en situation de précarité est accessible à tous les
étudiants depuis le 4 mai. Une bonne initiative ?
«Oui bien sûr. C’est
une très bonne initiative. Ça nous fait vraiment plaisir. Mais nous restons vigilants.
Parce que la question n’est pas uniquement le repas à 1 euro. La question est
de savoir si cette initiative va durer dans le temps. Je veux dire par-là, que si
le tarif ne va évidement plus bouger, ce qui risque de changer, c’est le
contenu de nos assiettes. Les budgets seront-ils suffisants pour assurer toujours la même quantité et la même qualité des produits ?»
Norbert BANCHET
Photos AEAC Dijon
Conférence : Le
viol comme arme de guerre
Vendredi 22 mai 2026 -
16h - Maison de l’Etudiant – Dijon
Cliquer ICI pour rejoindre l'AEAC Dijon

