
«On sait que c'est une origine humaine, c'est à l'enquête de dire si c'est criminel», a déclaré le maire de Talant, ce vendredi 14 août, «il s'agit de faire prendre conscience que, quand on dégrade des choses à Talant, on paiera double».
Au nom de la Ville de Talant, le maire Adrien Guené (LR) a déposé auprès de la Police nationale deux plaintes pour destruction de bien public et mise en danger de la vie d'autrui respectivement en lien avec les départs de feu des 8 août et 12 août derniers.
Le 8 août, en fin d'après-midi, le SDIS est intervenu pour un feu de friches entre deux secteurs urbanisés qui a brûlé 5.000 m² (
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Dans la nuit du 11 au 12 août, sur le plateau de la Cour du Roy, l'incendie a été signalé à 1 heure 15 et la police est arrivée sur le site à 1 heures 25, suivie des sapeurs-pompiers dans la foulée. À 2 heures, le foyer était éteint après avoir consumé 500 m² de végétation.
«La justice doit être implacable»
«On espère que le dépôt de plainte permettra d'enclencher une procédure et qu'on identifiera rapidement l'origine humaine», a déclaré Adrien Guené, interrogé par
Infos Dijon, ce vendredi 14 août 2026. «On sait que c'est une origine humaine, c'est à l'enquête de dire si c'est criminel.»
«Dans tous les cas, il y a un signal à envoyer», a insisté le premier édile, «tout ce qu'on a fait depuis des mois, c'était utile». «Quand on met le feu, même accidentellement, par un mauvais geste, il faut savoir qu'on peut être sanctionné très fermement par la justice. C'est l'objet de cette plainte.»
«La justice doit être implacable», a insisté l'élu gaulliste, «on voit le nombre d'hectares brûlés, les dégradations potentielles, la santé des sapeurs-pompiers et les vies touchées».
Si une enquête est systématiquement déclenchée lors d'un départ de feu, une plainte permet à la commune de se constituer partie civile et d'être éventuellement indemnisée : «il s'agit de faire prendre conscience que, quand on dégrade des choses à Talant, on paiera double».
Jean-Christophe Tardivon