«Revendiquer des moyens pour l’école est légitime. Casser, jeter des mortiers, outrager ou blesser ne l’est pas», considèrent les militants côte-d'oriens d'extrême-droite.
Communiqué de la fédération de la Côte-d'Or de Reconquête du 4 octobre 2026 :Blocages et violences dans les lycées et sur les campus : assez de casse impunie. En Bourgogne-Franche-Comté comme ailleurs, les casseurs doivent payer et les binationaux condamnés doivent pouvoir être déchus de la nationalité française.
Depuis plusieurs jours, une partie de la jeunesse scolaire et étudiante bloque des établissements, incendie du mobilier urbain et s’en prend aux forces de l’ordre. Revendiquer des moyens pour l’école est légitime. Casser, jeter des mortiers, outrager ou blesser ne l’est pas.
Au plan national, les autorités ont fait état de 440 interpellations, en très grande majorité des mineurs, et de 76 blessés au 29 septembre, selon le bilan repris par la BBC. Le 1er octobre, franceinfo, citant la police, évoquait déjà plus de 600 interpellations hors Paris et petite couronne, tandis que l’Union syndicale lycéenne revendiquait jusqu’à 400 lycées bloqués sur 3 700. Le ministre de l’Éducation a indiqué qu’au moins dix enseignants et plusieurs élèves avaient été blessés rien que mardi, dont un enseignant passé à tabac, et qu’un jeune avait perdu l’usage d’une partie de la main après avoir tiré un mortier.
La Bourgogne-Franche-Comté n’est pas épargnée.
• À Besançon, le 29 septembre, quatre mineurs ont été placés en garde à vue après des jets de pierres, de bouteilles en verre et de mortiers d’artifice devant les lycées Jules Haag et Pierre-Adrien Pâris, pour violences aggravées et participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations (parquet et police, ICI).
• Dans le Nord Franche-Comté, la préfecture du Territoire de Belfort a relevé des tirs de mortiers, des jets de projectiles, des tentatives d’incendies et des jets de bouteilles d’acide chlorhydrique. Le procureur a annoncé seize gardes à vue, douze à Belfort et quatre à Montbéliard, pour jets de projectiles et rébellion.
• À Dijon, la police a dû employer des gaz lacrymogènes devant le lycée Le Castel face à des groupes que la préfecture de Côte-d’Or a décrit comme « hostiles » et en partie cagoulés, après des tirs de mortiers ; trois personnes ont été interpellées selon la préfecture.
Ce ne sont pas des « débordements ». Ce sont des infractions : dégradations, violences, rébellion, mise en danger d’autrui. Elles frappent des professeurs, des élèves qui veulent étudier, des policiers et des pompiers, et le contribuable qui paiera les vitres, les portails et les véhicules.
Reconquête demande que la réponse pénale cesse d’être symbolique.
1. Casseurs payeurs. Toute personne condamnée pour des dégradations ou des violences commises en marge d’un blocage ou d’une manifestation doit être solidairement responsable du préjudice. Saisie des biens, inscription au fichier des impayés, recours contre les parents lorsque l’auteur est mineur : la facture ne doit plus rester à la charge des communes, des universités et des assurés.
2. Déchéance de nationalité des casseurs binationaux. Pour les condamnés définitifs qui possèdent une autre nationalité, Reconquête propose d’étendre la déchéance de la nationalité française aux auteurs de violences graves contre les personnes et les biens publics, puis l’expulsion vers le pays de l’autre nationalité. La mesure ne peut pas créer d’apatride : elle ne vise que les doubles nationaux. Elle suppose une condamnation, pas une simple interpellation.
3. Comparutions immédiates, peines planchers pour les violences contre les forces de l’ordre et les enseignants, et exclusion des établissements pour les auteurs identifiés, afin que le droit d’étudier des autres ne soit plus pris en otage.
Manifester n’est pas un permis de casser. La Bourgogne-Franche-Comté n’a pas à servir de décor à une escalade qui commence dans les lycées et gagne déjà les facultés.
Le bureau départemental de la Côte-d’Or