Sans un mot pour les blessés des policiers et des membres d'équipes éducatives, les deux organisations mettent en cause la réponse de la force publique.
Communiqué commun des sections dijonnaises du Syndicat des avocats et de la Ligue des droits de l'Homme du 2 octobre 2026 :Les sections dijonnaises du SAF et la Ligue des Droits de l’Homme / Droits Humains entendent apporter leur soutien aux lycéen·nes et étudiant·es qui manifestent pacifiquement pour un service public de l’éducation permettant un accès à des conditions d’apprentissage dignes et égalitaires.
La Section dijonnaise du SAF et la LDH sont particulièrement inquiètes de la répression du mouvement exercée à DIJON comme sur l’ensemble du territoire national.
La seule réponse apportée à des revendications légitimes apparait en effet une répression avec l’utilisation de gaz lacrymogène et d’armes sublétales et le placement en garde vue de mineur·es.
La section dijonnaise du SAF et la LDH rappellent que :
- la liberté de manifester et la liberté d’expression sont garanties par la constitution et les conventions internationales et s’appliquent aux mineur·es,
- toute atteinte à ces libertés doit être strictement proportionnée d’autant plus lorsqu’il s’agit d’enfants,
- les forces de l’ordre sont tenues à des règles d’usages strictes dans l’utilisation de leurs armes qui ne doivent pas être utilisées contre des mineurs,
- le Défenseur des droits recommande depuis de nombreuses années l’interdiction des LBD dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre.
La section dijonnaise du SAF et la LDH apportent leur entier soutien aux manifestant·es et victimes, et réaffirment le caractère essentiel du droit de manifester dans un État de droit qui demeure, dans une démocratie, intangible et sacré.