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03/10/2026 05:53
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POLITIQUE : «Notre jeunesse a des choses à nous dire, écoutons-la», exhorte Catherine Hervieu

La députée Les Écologistes de la Côte-d'Or condamne sans ambiguïté «des dégradations et des affrontements avec les forces de l'ordre» et se fait l'écho des revendications se trouvant au départ du mouvement des lycéens.
Communiqué de Catherine Hervieu du 2 octobre 2026 :

Depuis lundi, les lycéennes et lycéens se mobilisent devant leurs établissements pour dénoncer la dégradation de leurs conditions d'apprentissage et réclamer davantage de moyens pour l'éducation.

Professeurs absents non remplacés, classes surchargées, bâtiments en mauvais état, températures extrêmes dans les salles de classe, mais aussi inquiétudes face à la sélection sociale dans l'accès à l'enseignement supérieur, notamment à travers Parcoursup, Mon Master et la hausse des frais d’inscription dans les universités : leurs revendications sont légitimes et doivent être entendues.

Au lycée Le Castel à Dijon, le rectorat a retiré cent heures de cours par semaine à la rentrée, selon les enseignants de l'établissement. Des dédoublements de classe ont été supprimés et des classes de terminale dépassent désormais 35 élèves. « Certains élèves se retrouvent debout en cours de physique-chimie », m'alertait un élève de ce lycée.

De tels effectifs en classe fragilisent les conditions d'enseignement, limitent le suivi individualisé et rendent plus difficile la prise en compte des besoins pédagogiques de chacune et chacun. Les élèves dénoncent également le manque de réaction du rectorat face aux situations de souffrance qu’elles et ils rencontrent. Malgré plusieurs signalements de faits de harcèlement scolaire, notamment à caractère anti-LGBTQIA+, raciste ou sexiste, aucune réponse ni mesure de protection adaptée n’aurait été apportée aux élèves concernés.

Chaque jeune doit pouvoir étudier dans des conditions dignes et envisager son avenir avec confiance. J'apporte mon soutien aux revendications exprimées pour la défense de notre service public d'éducation.

En marge de ces mobilisations, d'importantes dégradations et des affrontements avec les forces de l'ordre sont à déplorer. À Dijon, un lycéen a été blessé par un tir de mortier devant le lycée Hippolyte-Fontaine et le portail du lycée Le Castel a été visé par une tentative d'incendie.

Je condamne avec la plus grande fermeté ces actes de violence et de dégradation, qui mettent en danger l'intégrité physique des élèves, des enseignantes et enseignants, des personnels de direction et de l'ensemble de la communauté éducative. Face à des manifestantes et manifestants souvent mineurs, l'usage de la force doit lui aussi rester mesuré et proportionné.

Le Gouvernement a annoncé une consultation des lycéens à partir de lundi : elle n’aura de sens que si elle implique une véritable écoute des revendications et qu’elle se traduit par une augmentation des moyens. Alors que 7 % des heures de cours ne sont pas assurées, je demande notamment que le budget 2027 garantisse les moyens nécessaires pour remplacer les enseignantes et enseignants absents et alléger les effectifs des classes.

Ce dialogue doit aussi s'engager à l'échelle locale. À ce titre, je me tiens à la disposition des organisations lycéennes et étudiantes pour échanger sur leurs revendications et les difficultés rencontrées dans leurs établissements.

L'École doit pouvoir tenir sa promesse républicaine : permettre à chaque jeune d'apprendre, de s'émanciper et de construire son avenir dans des conditions dignes.

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