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07/01/2026 11:58

DÉPARTEMENT : La majorité de François Sauvadet vote un budget de 673 millions d'euros pour 2026

Les 15 et 16 décembre derniers, l'examen du budget primitif 2026 a été émaillé d'une série d'amendements présentés par l'opposition. «Vous avez porté votre propre caricature», a rétorqué François Sauvadet. Les débats ont été marqués par des tensions concernant la production d'eau potable, les sanctions pour certains allocataires du RSA et le financement du service des sapeurs-pompiers.
Les lundi 15 et mardi 16 décembre 2025, durant 9 heures 20, les conseillers départementaux de la Côte-d'Or ont planché sur le budget primitif 2026 qui s'inscrit en baisse, y compris en termes d'investissement.

La session a été marquée par une interruption de séance en raison du déplacement des ministres de l'Intérieur et de l’Éducation nationale au collège incendié dans le quartier des Grésilles (lire notre article).

«C'est toute la République qui doit se mobiliser»


En ouvrant la séance, les premiers mots de François Sauvadet (UDI), président du conseil départemental, s'adressent aux collégiens de Jean-François Champollion et à l'équipe éducative : «je veux exprimer un sentiment de colère et condamner cet incendie criminel. (...) Quand on s'attaque à un collège en particulier, ou à un bâtiment public, c'est toute la République qui doit se mobiliser. (...) Nous avons assuré les élèves, les parents d'élèves, les personnels de l’Éducation nationale ainsi que nos douze agents du soutien total du Département. (…) C'est un traumatisme pour toute la communauté éducative et pour la France entière».

«Cet incendie est lié au narcotrafic. Ce combat contre ce cancer du narcotrafic doit être conduit avec fermeté et résolution», martèle le centriste, «c'est un sujet de société qui doit aussi impliquer les consommateurs». 

«Je n'ai pas l'intention de céder devant ces actes d'intimidation. Ce collège sera reconstruit dans les plus brefs délais», assure le président de la collectivité. «La sécurisation de nos collèges est une priorité ; nous avons investi près de 2 millions d'euros pour la sécurisation de nos collèges : système anti-intrusion, renforcement des clôtures, mises en place de contrôles à l'entrée pour ceux qui le souhaitaient, mise en place d'un réseau de caméras de vidéosurveillance...»

Les groupes politiques de la majorité et de l'opposition s'associeront à leur tour à ce soutien, exprimant leur «solidarité».

«Notre responsabilité à tous, c'est d'abord de continuer à assumer toutes nos missions»


«En Côte-d'Or, nos dépenses sociales ont augmenté de près de 100 millions d'euros en 10 ans», lance François Sauvadet pour entrer dans le vif du sujet, «cela pose un vrai problème de soutenabilité de nos dépenses, surtout que nous ne sommes pas compensés, y compris pour les prestations dont nous ne fixons ni le montant, ni le contour, ni les bénéficiaires».

«Notre responsabilité à tous, c'est d'abord de continuer à assumer toutes nos missions et, pour ce qui me concerne, de tenir les engagements pris envers les Côte-d'Oriens», poursuit le responsable de l'exécutif départemental qui renvoie au cadre défini lors des orientations budgétaires : la «sanctuarisation» de la marge brute conduisant à «maîtriser la dépense sociale» (lire notre article).

«Ce n'est pas pour faire moins, nous devrons faire mieux», synthétise-t-il, «dans le même temps, nous ne devons pas renoncer à nos investissements d'avenir si nous voulons rester un département attractif». «Ce n'est pas un budget de renoncement, ce n'est pas un budget taillé au rabot – avec des coupes sombres dans toutes les politiques comme le font certaines collectivités –, c'est un budget de responsabilité.»

Dix millions d'euros d'économies de fonctionnement


Ainsi, en 2026, les dépenses de fonctionnement diminuent de 10 millions d'euros par rapport au budget voté en 2025 (budget primitif et décisions modificatives incluses).

«L'effort demandé est soutenable sans remettre en cause l'essentiel de nos missions», assure François Sauvadet, «je ne céderai pas à ceux qui voudraient lâcher la dépenses parce qu'il n'y a pas de marge de manœuvre». «Notre présence territoriale sera maintenue en ville comme à la campagne. Je n'ai pas l'intention d'externaliser les compétences que nous avons en interne.»

Les économies proviendront notamment de la réorganisation bâtimentaire autour du futur site Osmose, de gains sur les dépenses énergétiques et du recours à l'intelligence artificielle.

Parmi les investissements, François Sauvadet souligne la sécurisation des ouvrages et des routes, en particulier l'A38, la Route des grands crus et l'itinéraire de l'étape du Tour de France Femmes.

Le groupe d'opposition traversé par des vents contraires


Siégeant en non-inscrit après l'avoir quitté, Benoît Bordat (FP) est revenu dans le giron du groupe d'opposition Côte-d'Or terres d'avenir.

Ce groupe présidé par Christophe Avena (PS) a vu deux de ses membres s'abstenir lors du vote du budget primitif alors que la consigne était de voter contre. 

Le 17 décembre 2024, Hamid El Hassouni (PS), Pierre Poillot (divers gauche) et Benoît Bordat s'étaient abstenus lors du vote du budget primitif 2025.

En 2024, le groupe avait adopté unanimement le financement du SDIS 21 ; cette fois-ci, ses membres ont voté contre.

Christophe Avena appelle l'exécutif à «des compromis»


En prenant la parole, Christophe Avena insiste sur la différence de vision de la politique départementale entre la majorité et l'opposition. Cela se concrétise par une dizaine d'amendements au budget primitif 2026 (lire le communiqué).

«La responsabilité est un marqueur important des politiques de gauche», revendique le socialiste qui appelle l'exécutif départemental à «des compromis» alors qu'il constate «une montée de la précarité».

En lien avec l'histoire du groupe, l'opposant cible tout particulièrement le «projet pharaonique» de production d'eau potable aux Maillys, impliquant un investissement de près 80 millions d'euros. 

L'élu dijonnais prône un éventuel «partenariat» avec la Métropole de Dijon qui exploite l'usine voisine de Poncey-lès-Athée, via une société d'économie mixte (lire notre article).

«Je prends la main tendue que vous m'offrez», réagira François Sauvadet, «aider à faire mieux, ce n'est pas dépenser plus». «Aidez-moi sur les pompiers aussi ! (…) Aidez-moi à démontrer qu'il y a un chemin de responsabilité qu'il y a à avoir envers les plus fragiles.»

«On voudrait que l’État n'abandonne pas les Départements», exhorte François-Xavier Dugourd


«Le modèle économique des Départements est complètement déséquilibré», considère François-Xavier Dugourd (LR), vice-président délégué et président du groupe de la majorité, qui appelle à «une réflexion de l’État sur l'action publique». «On voudrait que l’État n'abandonne pas les Départements.»

Le soutien de l'exécutif départemental salue «un budget responsable, cohérent et qui reste ambitieux pour les habitants» et «la recherche permanente de l'efficience dans l'action publique».

Marie-Claire Bonnet-Vallet répond sur la boucle des Maillys


«Ce qui se joue, pour près d'un quart des habitants de la Côte-d'Or, c'est l'avenir démographique de développement pour tout l'est du département», déclare avec gravité Marie-Claire Bonnet-Vallet (LCOP), en réponse à Christophe Avena sur le sujet de la production d'eau potable.

«Le modèle de demain repose sur la sécurisation de l'ensemble des unités de distribution», analyse celle qui préside la communauté de communes CAP Val de Saône. «Depuis le début, il a bien été dit qu'il ne s'agissait pas de se substituer aux puits de captage actuels qui sont développés par les collectivités compétentes. (…) Pour être sécurisé, pour interconnecté, nous avons besoin de cette ressource de la bouche des Maillys qui est mobilisée de manière complémentaire.»

La stratégie d'amendements de l'opposition


La «main tendue» de l'opposition s'est transformée en «bras de fer» au gré des amendements déposés, des textes qui n'ont pas été présentés en commission préalablement, au grand dam de l'exécutif.

Les amendements portent sur les tiers dignes de confiance dans le champ de la protection de l'enfance, le soutien aux associations d'aide alimentaire, le financement de l'insertion par l'activité économique, l'aide apportée à la restauration scolaire des collèges privés, l'automatisation des demandes de bourses départementales versées aux collégiens à partir des bourses nationales, la mise en place d'un dispositif de prévention en santé mentale pour les élèves de 4ème, l'installation de distributeurs de protections hygiéniques dans les collèges, la politique de l'eau, la création d'une «charte éthique» au regard des conséquences du développement de l'intelligence artificielle sur les ressources humaines, le fléchage d'une potentielle revalorisation nationale de la taxe sur les compagnie d'assurance vers le financement des SDIS et le renforcement des «exigences environnementales» de la marque Savoir-Faire 100% Côte-d'Or.

«Vous êtes en train de jouer comme les populistes», s'insurge François Sauvadet


«En fait de nous aider, vous remettez en cause nos politiques», proteste François Sauvadet en découvrant les sujets. «Je ne suis pas sûr que vous vouliez vraiment nous aider.»

Interrogés sur le financement des amendements, les opposants bottent en touche ou, comme Massar N'Diaye (sans étiquette), évoquent des redéploiements de crédits, une diminution de l'épargne brute ou encore des baisses du budget de communication.

Cela fait bondir François Sauvadet : «vous êtes en train de jouer comme les populistes. (…) On vient de baisser les charges de communication de l'ordre de 100.000 euros. Qu'est-ce que vous allez faire à Dijon ? Vous allez les baisser de 100.000 euros ? [NDLR : Massar N'Diaye est adjoint au maire de Dijon] À l'époque où les fake news circulent, où les réseaux sociaux sont en train de nous accabler de critiques avec des images tronquées, vous croyez que je vais renoncer à avoir un bulletin de Côte-d'Or dans lequel nous adressons un message à tous les Côte-d'Oriens, jamais !»

«Je lutte férocement contre le populisme», intervient alors Christophe Avena, «dans notre groupe, je suis très attentif à ce qu'il n'ait pas lieu». «Ce que nous souhaitons dans le groupe Côte-d'Or terres d'avenir, c'est de mettre en évidence les différenciations d'orientations politiques générales.»

Certains amendements deviennent des vœux adoptés à l'unanimité


Au gré de leur présentation, la plupart des amendements du groupe d'opposition sont repoussés par la majorité.

Celui sur la santé mentale est transformé en vœu, adopté à l'unanimité, appelant à ce que «la santé mentale passe de grande cause nationale à une réalité d'action».

Celui sur les bourses départementales est renvoyé à un examen ultérieur en commission tandis que celui sur la distribution de protections hygiéniques tombe de lui-même puisque correspondant à une proposition du Conseil départemental jeunes déjà votée (lire notre article).

Un amendement sur la protection des aires de captages d'eau est également transformé en vœu, adopté à l'unanimité, portant sur la situation nationale pour appeler à l'attribution de «moyens pérennes» par le gouvernement à un plan départemental.

Un long débat sur l'éthique de l'intelligence artificielle utilisée dans une collectivité conduit au retrait de l'amendement par l'opposition au profit d'un «travail de réflexion» commun avec l'exécutif et la majorité.

Alors que l'opposition souligne que le niveau 1 du référentiel haute valeur environnementale (HVE) auquel renvoie le cahier des charges de la marque Savoir-Faire Côte-d'Or n'existe plus, François Sauvadet estime que «la marche est trop haute pour un certains nombre de producteurs» en vue de passer au niveau 3. Cet amendement est renvoyé en commission.

«L'accès au droit, ce n'est pas open bar»


Dans le cadre de l'expérimentation du RSA sous conditions, menée notamment en Côte-d'Or, le Département intègre à son règlement un régime de sanctions.

«Notre ambition, c'est de faire en sorte que tous ceux qui doivent bénéficier de la solidarité nationale et de la solidarité départementale puissent en bénéficier, c'est l'accès au droit», explique François Sauvadet qui précise toutefois que «l'accès au droit, ce n'est pas open bar». 

«Nous devons lutter contre toutes les fraudes», développe le centriste, «la lutte contre la fraude sociale est une exigence morale». «L'objectif n'est pas de faire moins pour les personnes. L'objectif est que tous ceux qui font des déclarations frauduleuses puissent être sanctionnés tout en veillant à la situation des familles.»

En lien avec le décret d'application du 30 mai 2025 de la loi pour le plein emploi, adoptée du temps du gouvernement d’Élisabeth Borne, les sanctions concernent le manquement aux obligations : refus d'élaborer un contrat d'engagement, non-respect des engagements dont «deux offres raisonnables d'emploi» et refus d'un contrôle administratif.

Les sanctions vont de la suspension du versement du RSA, de 30 à 100%, pour un à quatre mois, jusqu'à la suppression de l'allocation. Un rapport annuel présentera les conditions d'exercices.

Le mesure mise en place par l'exécutif national est qualifiée de «politique anti-sociale» par l'opposante Nuray Akpinar-Istiquam (PS).

Au moment du vote, le groupe d'opposition Côte-d'Or terres d'avenir s'exprime défavorablement – sauf Pierre Poillot qui s'abstient – tandis que la majorité adopte le rapport.

Maintien de la contribution annuelle du Département au SDIS 21


L'examen des rapports reprend, le mardi 16 décembre, avec notamment le bilan d'activité du Service départemental d'incendie et de secours, source de nouvelles tensions avec l'opposition.

De 2020 à 2024, les charges de gestion du SDIS 21 ont augmenté de 5%, principalement du fait de l'évolution de la masse salariale. Les recettes ont progressé de 6% sur la même période. 

L'endettement du SDIS 21 a doublé pour atteindre 15,5 millions d'euros mais la capacité de désendettement est contenue à 3,1 années.

En 2026, la contribution de la collectivité au fonctionnement est maintenue à hauteur de 23 millions d'euros ; elle représente désormais 53,4% des recettes de fonctionnement. Un engagement est pris d'apporter cinq millions d'euros sur cinq ans pour la rénovation des casernes.

«Notre service d'incendie et de secours est bien géré», souligne François Sauvadet


Président du SDIS 21, Hubert Poullot (LR) indique que ce financement permet de «ne pas mettre un frein sur nos investissements bâtimentaires». «Au lieu de les prévoir sur une période de 4 ou 5 ans, on les fera sur 6 ou 7 ans», prévient-il néanmoins, «les véhicules incendie qui sont amortis sur une période de 18 ou 20 ans, peuvent être prolongés sur 21, 22, 23 ans».

«Les modalités du financement des SDIS est à la limite de ses capacités», alerte toutefois Christophe Avena, «ce modèle est en grand danger et risque de ne plus pouvoir répondre à ses missions essentielles pour nos concitoyens».

«Le problème des financements des SDIS, à terme, est posé, en France», admet François Sauvadet qui renvoie au Beauvau de la sécurité civile. «Notre service d'incendie et de secours est bien géré», souligne-t-il cependant, «on a de bons indicateurs».

Vers une «opération vérité» autour de la contribution de la Métropole de Dijon au SDIS 21


Le président du Département met en regard l'augmentation de la contribution de la collectivité de 34% en 5 ans quand celle de la Métropole de Dijon s'est accrue de 17% et celle des communes de 16%. «Je souhaite un rééquilibrage», martèle-t-il avant de demander «un effort supplémentaire» à la Métropole.

Cela fait réagir Christophe Avena – également élu métropolitain – qui, face à un indicateur de 50% des interventions du SDIS 21 dans l'agglomération dijonnaise, appelle à estimer «le coût d'une intervention urbaine, le coût d'une intervention rurale». «On aura un débat ''opération vérité''», enchaîne François Sauvadet.

«On aura des efforts de réorganisation de casernes sur Dijon», glisse alors le responsable de l'exécutif départemental en référence à un projet de déplacement du centre Dijon nord à quelques centaines de mètres de sa localisation actuelle. Un bâtiment neuf pourrait être construit à proximité de la rocade.

Au moment du vote de la contribution du Département au budget 2026 du SDIS, le groupe Côte-d'Or terres d'avenir s'exprime défavorablement. «Vous vous opposez au budget du SDIS», s'indigne alors François Sauvadet, «nous, on votera le soutien à nos pompiers».

Budget prévu en baisse pour 2026 


Le temps fort de la présentation synthétique du budget primitif 2026, effectuée par le vice-président Patrick Chapuis (LR), arrive symboliquement en toute fin de session.

Après le budget primitif 2025, pour la deuxième fois, le financement de l'action du Département s'inscrit en baisse : 673 millions d'euros prévus en 2026 contre 676 millions d'euros en 2025. Toutefois, ce contour pourrait être revu à la hausse en fonction du résultat de la loi de finances pour 2026.

Si les dépenses de fonctionnement diminuent sensiblement, avec 582,5 millions d'euros, les moyens accordés aux solidarités humaines et aux ressources d'administration générale augmentent sensiblement.

Les dépenses de personnel représentent 21,08% des dépenses de fonctionnement. Elles intègrent l'augmentation du SMIC, de la cotisation employeur pour les retraites, des titres-restaurants, du glissement vieillesse et du RIFSEEP.

Les recettes de fonctionnement augmentent pour s'élever à 627,5 millions d'euros, principalement en raison de la hausse des ressources liées aux «frais de notaire», du concours de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie et de produits divers.

Comme examiné lors du débat d'orientations budgétaires, la dette repart tendanciellement à la hausse et la capacité de désendettement s'est fortement dégradée, pour atteindre 5,4 années, tout en restant bien inférieure au seuil d'alerte.

12 millions d'euros pour l'entretien des collèges publics


L'investissement diminue, passant de 96 millions d'euros au budget primitif 2025 à 90,7 millions d'euros inscrits en 2026. Cependant, le Département se revendique «premier investisseur de Côte-d'Or».

Les dépenses liées au patrimoine immobilier diminuent fortement en raison de l'achèvement du chantier du bâtiment Osmose.

Concernant l'entretien des collèges publics, la collectivité indique que le plan préaux s’achèvera avec la construction des 6 derniers préaux (1,5 M€). Les travaux des demi-pensions des collèges d’Arnay-le-Duc et de Marsannay-la-Côte se poursuivront (2,6 M€) et les études pour la restructuration de celle du collège d’Échenon seront menées (0,5 M€). Des réfections portant sur les toitures des collèges de Selongey, Genlis, Brazey-en-Plaine, Beaune et Malraux à Dijon seront lancées ou se poursuivront (3 M€). Le traitement des façades de trois collèges dijonnais sera réalisé (Le Chapitre, Marcelle Pardé et Champollion, 0,6 M€). Globalement, une enveloppe de près de 12 millions d'euros est prévue pour les collèges.

Martine Eap-Dupin défend «un budget de responsabilité et de confiance»


«C'est globalement un projet qui ne renonce à aucun engagement programmatique. (…) C'est un budget qui affronte avec responsabilité le climat de tempête que nous connaissons», assure le rapporteur.

Présidente de la commission des finances, Martine Eap-Dupin salue le «langage de vérité» de l'exécutif. «Vous nous proposez un budget qui n'est ni un budget de rabot, ni un budget fait de coupes sombres comme certains autres Départements sont en train de le faire», considère-t-elle, «c'est un budget de responsabilité mais aussi de confiance».

«Ce budget porte une ambition : faire de la Côte-d'Or un territoire qui anticipe plutôt qu'il ne subit, un territoire capable de conjuguer protection et innovation, proximité et performance, tradition et modernité», développe celle qui soutient l'exécutif. «C'est ensemble que nous réussirons, (…) tous ensemble pour la Côte-d'Or de demain.»

«Nous aussi, nous défendons la Côte-d'Or que nous avons en partage», insiste Céline Maglica


Pour Céline Maglica (PS), «voter contre un budget, ce n'est pas voter contre les compétences que doit assumer un Département». «Nous avons proposé un certain nombre d'amendements qui soulignent nos différences. (…) Ne pas voter un budget, c'est acter un désaccord par rapport à des choix politiques qui sont faits», développe l'opposante, ce qui provoque des rires parmi la majorité.

«Il est caricatural de faire croire que nous votons contre le thème alors que nous votons contre sa ventilation. (…) On fait notre travail d'opposition en pointant ce qui nous semble injuste ou mal réparti», insiste, stoïque, la socialiste, «nous proposons aux Côte-d'Oriens une autre vision». «Nous aussi, nous défendons la Côte-d'Or que nous avons en partage.»

«Deux jours ont permis de mettre en évidence des différences», résume Christophe Avena, «nous aurions fait un budget différent du vôtre».

Pierre Poillot et Isabelle Cognard se désolidarisent du groupe d'opposition


Pierre Poillot (divers gauche), prend alors la parole avec solennité – convoquant la figure de son prédécesseur Pierre Meunier – pour annoncer son abstention : «la situation des finances publiques doit nous inciter, plus que jamais, à la responsabilité, (…) les récents compromis obtenus à l'Assemblée nationale doivent nous inspirer».

L'élu du canton d'Arnay-le-Duc, en binôme avec Isabelle Cognard (divers gauche) dont il a le pouvoir, – «canton le plus rural, territoire qui subit durement l'abandon de l’État, en particulier depuis 2007» – salue «le maintien de l'aide aux communes qui reste à un bon niveau, (…) du soutien à tous les collèges – avec cinq collèges sur le canton d'Arnay-le-Duc (...)», tout en regrettant que n'aient pas été effectués des «aménagements» pour le monde associatif.

«Vous avez porté votre propre caricature», répond François Sauvadet aux opposants


«Je n'ai pas vu comment vous rééquilibreriez ce budget», réagit François Sauvadet à l'intention de Christophe Avena, «aucun amendement n'a porté sur des transferts de fonds comme on le fait dans une démarche budgétaire classique». «Je n'ai pas vu où vous feriez des économies pour dépenser plus dans l'action sociale comme vous le souhaitiez.»

«Vous avez porté votre propre caricature», s'agace le centriste, «nous sommes un des rares Départements français qui a maintenu son aide aux communes en volume». «La vérité, c'est que vous n'avez pas voté les aides aux communes !»

«Le Département est un maillon essentiel de la cohésion républicaine»


«Le Département tient bon la barre», synthétise le responsable de l'exécutif, «notre choix a été de préserver l'essentiel : protéger les plus fragiles, le développement équilibré du territoire dans les quartiers comme à la campagne et les investissements d'avenir».

«Le Département entend bien rester un acteur engagé et il est, plus que jamais, un maillon essentiel de la cohésion républicaine», conclut François Sauvadet.

Au moment du vote, Isabelle Cognard et Pierre Poillot s'abstiennent, les autres membres du groupe d'opposition Côte-d'Or terres d'avenir s'expriment défavorablement tandis que l'approbation de la majorité permet d'adopter le budget primitif 2026.

Jean-Christophe Tardivon

Les données-clés du budget primitif 2026
(comparatif avec le budget primitif 2025)

673 millions d'euros de budget global (676 millions d'euros)

Dépenses de fonctionnement : 582,5 M€ (580,36 M€) dont
367,4 M€ pour les solidarités humaines (364,9 M€)
179,2 M€ pour les ressources d'administration générale (173,4 M€)
35,9 M€ pour les solidarités territoriales et l'attractivité (42,6 M€)

Parmi les solidarités humaines :
148 M€ pour les allocations individuelles de solidarité (146,1 M€)
99,5 M€ pour les personnes âgées (100,6 M€)
96,4 M€ pour les personnes en situation de handicap (97,7 M€)
74 M€ pour la protection de l'enfance (73,9 M€)
74,5 M€ pour l'action sociale et le retour à l'emploi (69,8 M€)
23 M€ pour la sécurité civile avec le SDIS (23,3 M€)

Parmi les solidarités territoriales :
14,4 M€ pour l'entretien des collèges (18,5 M€)
6,5 M€ pour la sécurité du réseau routier départemental (7,4 M€)

Recettes de fonctionnement : 627,5 M€ (611,28 M€) dont
427,42 M€ de fiscalité directe et indirecte (420,06 M€)
82,91 M€ de dotations de l’État (83,54 M€)
43,44 M€ au titre de la CNSA (40,25 M€)
35,25 M€ de recouvrement sur bénéficiaires (34,45 M€)
30,51 M€ d'autres produits (25,70 M€)
8 M€ de péréquation (7 M€)

Dépenses d'équipement : 90,7 M€ (96 M€) dont
28,4 M€ pour accélérer la transition énergétique et poursuivre une gestion active du patrimoine (39,2 M€)
20,6 M€ pour garantir la qualité du réseau routier et promouvoir les mobilités douces (22 M€)
20,4 M€ pour soutenir les communes et l'intercommunalité (20 M€)
6,6 M€ pour soutenir le monde agricole et les filières courtes (3 M€)
4,4 M€ pour relever le défi de la transition numérique et de la cybersécurité (3,6 M€)
2,0 M€ pour préserver l'environnement et la ressource en eau (1,9 M€)
8,3M€ pour d'autres investissements (6,4 M€)

Recettes d'investissement : 17,8 M€ (19,5 M€)
Épargne brute : 45 M€ (31 M€)
Marge nette : 6 millions d'euros
Emprunt d'équilibre : 53,5 M€ (70,4 M€)
Remboursement du capital de la dette : 25,6 M€ (24,8 M€)
Capacité de désendettement : 5,4 années 
Dette envisagée fin 2025 : 243,7 M€ (246 M€)

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