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15/11/2025 03:16

RÉGION : Jérôme Durain entend «ne pas rajouter de l’incertitude budgétaire régionale à l'incertitude budgétaire nationale»

Le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté a insisté, ce vendredi 14 novembre, à Dijon, sur le contexte national dans lequel se prépare le budget pour 2026. Soutiens et opposants lui ont emboîté le pas, exception faite de Jean-Marie Sermier qui a appelé à «assurer la transition» en matière de développement économique régional.
Les propos liminaires des principaux responsables politiques siégeant au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté ont relativement peu entamé le débat d'orientations budgétaires, ce vendredi 14 novembre 2025, à Dijon, alors qu'habituellement les sujets prégnants sont déjà traités à ce stade. 

Les orateurs ont préféré se concentrer sur le contexte budgétaire national dans lequel s'inscrit ce « DOB », à commencer par l'exigence de contribution au redressement des comptes publics dont le montant pour la collectivité est encore en débat. Il pourrait atteindre 55 millions d'euros en 2026.  

Les socialistes ont déploré une remise en cause de la décentralisation qui ne dit pas son nom, les communistes ont carrément nié l'urgence de réduite la dette publique et les écologistes ont défendu leu pré carré environnemental.

Du côté des opposants, les populistes ont renvoyé la balle dans le camp des socialistes qui n'ont pas censuré le Premier ministre à l'Assemblée nationale, les progressistes ont paré les coups tandis que les Républicains et leurs alliés du centre-droit ont martelé l'antienne de la baisse du fonctionnement pour mieux assurer le développement économique en Bourgogne-Franche-Comté.

Jérôme Durain : «D'épais nuages s'accumulent sur la préparation de notre budget pour 2026»


«Le débat d'orientations budgétaires va nous permettre de poser le cadre budgétaire pour notre collectivité», déclare Jérôme Durain au début de son propos liminaire. «Le contexte politique national est bardé d'incertitudes», ajoute-t-il aussitôt. Incertitude, le terme reviendra souvent tant parmi les élus de la majorité que des oppositions en attendant de connaître le sort réservé par l'exécutif et les parlementaires à la loi de finances pour 2026.

L'exécutif régional entend «être prudent»pour préparer le budget primitif à venir et de le voter en décembre plutôt que d'attendre le résultat de la loi de finances qui, en l'état, annoncerait «un tsunami pour les collectivités locales» avec 4,6 milliards d'euros de contribution ( lire le communiqué). «Notre idée est de ne pas rajouter de l’incertitude budgétaire régionale à l'incertitude budgétaire nationale. Évidemment, on va être obligé de naviguer à vue.»

Le socialiste insiste sur le fait que les collectivités locales représentant les deux tiers de l'investissement publique. Parallèlement, les collectivités locales ont pesé 5,9% de la dette publique, en 2024, dont 1,1% pour les Régions.

«Nous estimons que la facture est particulièrement douloureuse», proteste le responsable de l'exécutif régional puisque la contribution au redressement des comptes publics s'élèverait à 55 millions d'euros en 2026. «D'épais nuages s'accumulent sur la préparation de notre budget pour 2026.»

«On peut quand même s'étonner que, au moment où on nous parle d'un nouvel acte de décentralisation, de clarification des compétences, de responsabilité locale, on en soit arrivé à cette participation aussi disproportionnée à l'effort de la dette de l’État, à la réduction du dynamisme des recettes régionales, à l'accroissement de la dépendance des Régions à des dotations fixées par l’État», développe-t-il en appelant à «un débat sérieux sur la décentralisation».

Et de rappeler des mesures emblématiques de la collectivité qui pourraient être remises en cause par la recherche d'économies : cars à deux euros, transports scolaires gratuits, formation des demandeurs d'emploi, formation des personnels infirmiers, entretien des lycées, accompagnement des investissements des communes...

Des économies, des priorités et de nouveaux sujets


Toutefois, puisque «cette Région est bien gérée», «les ratios nous permettent d'aborder cette période avec moins de doutes que d'autres collectivités». «Sans doute, cela nous permettra-t-il de ne pas répercuter l'intégralité de l'effort qui nous est demandé dans nos politiques publiques.»

L'exécutif proposera donc, en décembre, de nouvelles économies de fonctionnement, «une maîtrise de nos dépenses d'investissement» et envisage une première décision modificative en juin prochain.

En dehors des priorités établies dans le plan de mandat, Jérôme Durain assure vouloir «pousser les feux» durant sa présidence en matière de sécurité – lutte contre les addictions,  sécurisation des lycées, soutien aux polices municipales... –, de solidarité – création d'une mutuelle santé régionale, création d'une sécurité sociale alimentaire et d'attractivité avec la «promotion des fiertés régionales».  

Un nouveau foyer de DNC dans le Jura


Raillant le «stop and go» d'Emmanuel Macron concernant l'accord avec le Mercosur, Jérôme Durain indique que la majorité déposera un vœu s'opposant à cet accord de libre-échange : «pour moi, c'est clair, c'est toujours non !»

Alors qu'un tout nouveau foyer de dermatose nodulaire contagieuse des bovins est apparue, ce lundi, dans un élevage du Jura, le socialiste assure la profession agricole de son «soutien». Cela devrait repousser la levée de la zone réglementée, potentiellement jusqu'à fin décembre.

Tandis que la COP 30 se déroule au Brésil, le responsable de l'exécutif rappelle son «attachement à la transition écologique». «L'inaction de certains États et, plus encore, le négationnisme climatique qui essaime dans certains cercles pèsent lourd face à un enjeu qui devrait tous nous mobiliser pour être au rendez-vous de nos responsabilités face aux jeunes générations.»

Des bonnes nouvelles et une alerte liée aux médias sociaux


Quelques bonnes nouvelles constituent un motif de satisfaction pour Jérôme Durain : les résultats de l'équipe régionale des métiers à la compétition nationale des Worldskills, la Bourgogne-Franche-Comté accueillera en 2026 le congrès de l'association d'élus Régions de France dans une ville qui n'est pas encore choisie, l'administration régionale recevra prochainement trois prix Territoria.

À l'échelle nationale, le socialiste se félicite de la libération de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal.

Pour finir, le responsable de l'exécutif alerte cependant sur les «pressions» subies par les élus sur les médias sociaux, en particulier par Jamilah Habsaoui qui a été la cible ces derniers temps d'«insultes racistes inqualifiables».

Julien Odoul : «Notre pays subit toujours le terrorisme islamiste»


D'emblée, le ton grave, Julien Odoul revient sur les attaques terroristes islamistes du 13 novembre 2025 : «la France était plongée dans l'horreur, notre pays était frappé en plein cœur». «Notre peuple était attaqué pour ce qu'il est, un peuple libre, un peuple qui a résolument défendu son mode de vie, ses principes, ses valeurs : liberté, égalité, fraternité, laïcité.»

Le président du groupe d'opposition Rassemblement national Bourgogne-Franche-Comté adresse une pensée pour les victimes – dont celles originaires de Bourgogne-Franche-Comté –, les familles et les forces de sécurité intérieure en alertant sur le fait que «notre pays subit toujours le terrorisme islamiste».

L'élu national-populiste jette aux orties la réorganisation des services de renseignement, largement commentée durant les commémorations, ce jeudi, et considère que «rien n'a été fait par tous ceux qui nous ont dirigés».

Lui aussi salue la libération de Boualem Sansal après «un an d'une détention arbitraire dans les geôles d'une dictature» – adressant une pensée pour le journaliste Christophe Gleizes, toujours détenu par la justice algérienne – et rappelle que le RN porte la dénonciation des accords franco-algériens de 1968.

«Vous avez refusé de censurer Sébastien Lecornu»


Revenant aux sujets régionaux, Julien Odoul s'intéresse aux déplacements de Jérôme Durain consécutifs à son élection à la tête de l'exécutif régional : «vous vous agitez dans tous les sens, vous êtes déjà en campagne pour 2028».

«Je suis très heureux de voir tous les Bourguignons-Francs-Comtois dans tous les territoires», réagira le président de la collectivité. «Continuez à faire ma pub !» 

«Le DOB présenté à notre assemblée n'apporte aucune nouveauté», analyse l'opposant. «Les orientations budgétaires qui sont proposées sont accompagnées de la longue complainte 'L’État nous fait du mal'. (…) Pourtant, vous, Jérôme Durain, avec vos amis du Parti socialiste, vous avez soutenu Sébastien Lecornu, vous avez refusé de censurer Sébastien Lecornu.»

L'orateur appelle l'exécutif régional à «restreindre la voilure» concernant les politiques publiques qui ne relèvent pas des compétences obligatoires de la collectivité.

Julien Odoul salue «une petite avancée» concernant les abonnement des navetteurs du nord de l'Yonne


«Si la sécurité devient une compétence régionale demain, ce sera une grande victoire», lance-t-il au moment où Jérôme Durain prend la tête d'un groupe dédié au sein de Régions de France ( lire le communiqué).

«Pendant des années la tarification unique entre l'Île-de-France et la Bourgogne-Franche-Comté était impossible, (…) on demande des rendez-vous avec le cabinet de Valérie Pécresse depuis des années, on demande ce Pass Navigo du nord de l'Yonne depuis des années», martèle l'opposant en réaction aux propos de Jérôme Durain, «nous nous réjouissons qu'il y ait une toute petite avancée».

«J'apporte mon soutien à Madame Habsaoui compte-tenu des messages qui ont été diffusés»


«Nous dénonçons évidemment – puisque nous en sommes victimes – toutes les violences, toutes les attaques qui peuvent viser les uns et les autres, et particulièrement les élus en fonction, elles sont insupportables», lance Julien Odoul en conclusion de son propos, «j'apporte mon soutien à Madame Habsaoui compte-tenu des messages qui ont été diffusés».

L'élu national-populiste enchaîne en dénonçant l'organisation d'un concert pro-palestinien dans l'agglomération d'Arbois ( lire le communiqué) et le contexte dans lequel Jordan Bardella est venu dédicacer son deuxième livre à Joigny (lire le communiqué) : «personne ne condamne chez, vous, (…) la gauche est facteur de troubles dans notre région, le Rassemblement national est facteur de sécurité et de cohésion». 

«L'essentiel, c'est d'y croire», raille Jérôme Durain avant de distribuer la parole. La sortie entraînera par la suite les protestations de Nicolas Soret, maire de Joigny. 

Jean-Marie Sermier : «L'important est d'assurer la transition»


Évitant «les éléments de langage nationaux», Jean-Marie Sermier (LR) se concentre sur les compétences régionales – «tout le reste, c'est le café du commerce» – et aborde le développement économique.

Le président du groupe d'opposition Union de la droite, du centre et des écologistes indépendants alerte sur «un taux de liquidation des entreprises», plaidant pour un soutien par la commande publique.

«La période est difficile pour nos commerçants», insiste-t-il et indique, sans citer Shein, s'inquiéter de l'arrivée de «chaînes chinoises» à Dijon ( lire le communiqué).

Parallèlement, l'élu du Jura signale le manque de neige dans le Haut-Doubs.

«L'important est d'assurer la transition», poursuit Jean-Marie Sermier, «on souhaite que la Région soit aux côtés de ceux qui assurent cette transition, notamment les collectivités locales dans nos montagnes».

«Un certain nombre d'établissements scolaires ont du mal à terminer leurs travaux»


Concernant les foyers de DNC dans le Jura, «les 300.000 euros que vous avez annoncés ont été reçus favorablement par nos agriculteurs». Pour autant, l'opposant appelle à «ne pas les saupoudrer sur la région».

«L’État a déjà mandaté les éléments financiers qui viennent dédommager les agriculteurs dont le troupeau a été abattu», indiquera Jérôme Durain à ce sujet. «Le Département du Jura a, lui aussi, prévu une somme. On travaille avec la profession.»

Dans le champ de la formation, «un certain nombre d'établissements scolaires ont du mal à terminer leurs travaux». En fonction de quoi Jean-Marie Sermier demande «une attention particulière pour que, là où les travaux sont commencés, ils puissent se finir».

Le financement par la Région de travaux d'urgence sur la ligne des Hirondelles amène l'opposant à déclarer que «le plan de financement n'est pas bouclé est-ce qu'il sera demandé aux communes et aux EPCI de financer les travaux sur cette ligne ?»

Jérôme Durain indiquera qu'il demande également à l’État «une clarification» sur son implication dans le financement de la rénovation des petites lignes ferroviaires.

«Le fonctionnement doit baisser d'une manière significative»

    
Revenant sur le dixième anniversaire de la fusion des conseils régionaux de Bourgogne et de Franche-Comté, Jean-Marie Sermier rappelle que l'exécutif national d'alors avait annoncé des «économies dans le fonctionnement» : «que reste-t-il de cette capacité de pouvoir réduire notre fonctionnement ? Rien !»

«On voit que dans vos orientations budgétaires, vous avez beaucoup de mal à nous faire des propositions», estime l'opposant, «le fonctionnement doit baisser d'une manière significative, (...) l'investissement doit être maintenu». «C'est la seule capacité à pouvoir préparer l'avenir.»

Catherine Barthelet : «Le populisme n'est pas une politique publique»


Le président de groupe Denis Thuriot (REN) étant excusé, Catherine Barthelet (REN) prend la parole au nom du groupe des élus progressistes pour défendre «l'alliance entre la gauche modérée, le centre et la droite républicaine» autour de l'examen du projet de loi de finances pour 2026 à l'Assemblée nationale, «une alliance de bâtisseurs».

«Le populisme n'est pas une politique publique», lance l'élue social-libérale, «la colère ne fait ni un projet pour la France, ni un projet pour la Région Bourgogne-Franche-Comté». «Nous assumons de travailler avec toutes les forces républicaines prêtes à défendre l'intérêt général.»

Concernant la collectivité, l'opposante demande que soit diffusé largement «un outil clair et accessible qui permettre à chacune et chacun de savoir comment l'argent public est investi, dans quelles directions et avec quels objectifs concrets».

«Le débat est légitime», réagira Jérôme Durain.

Claire Mallard : « L'équité et la solidarité sont sources de paix sociale et de stabilité démocratique»


«Un renouveau industriel, sobre en carbone et en ressources, ouvre des perspectives fortes pour la vitalité des territoires ruraux», se félicite Claire Mallard. La veille, la présidente du groupe Écologistes et solidaires a visité une entreprise de recyclage à Allériot, en périphérie de Chalon-sur-Saône, soutenue par la collectivité.

L'élue écologiste participant à la majorité fait ainsi le lien avec la contribution pour le redressement des comptes publics demandée à la Région, vue comme «un mauvais coup porté à la transition vers une économie et une industrie vertes et compétitives» alors qu'elle prône qu'«une petite minorité d'ultra-riches contribuent à relever ce pays». «L'équité et la solidarité sont sources de paix sociale et de stabilité démocratique.»

«Le coût de l'inaction climatique est cinq fois plus élevé que le celui de l'action»


En lien avec la COP 30, Claire Mallard indique que «70% des politiques écologiques sont mises en œuvre à l'échelon local» ( lire le communiqué). «Le coût de l'inaction climatique est cinq fois plus élevé que le celui de l'action», souligne-t-elle en appelant à «sanctuariser la planification écologique».

Revenant aux orientations budgétaires, l'oratrice met en avant le triptyque «réparer les fractures», «protéger les plus vulnérables» et «préparer l'avenir» en vantant l'action publique de la Région.

«L'orientation des investissements fossiles vers l'économie verte est la base de notre compétitivité et une condition de notre prospérité future, la base de notre indépendance énergétique et de la réduction de la dette publique – et de nos comptes – tant la dépendance à l'étranger dans ces domaines nous coûte cher», argumente-t-elle. «Depuis trois ans, le budget vert permet à notre collectivité que chaque euro dépensé contribue à atténuer et adapter nos équipements, nos services publics, l'économie au changement climatique, à la préservation des ressources naturelles qui fondent comme neige au soleil.»

Muriel Ternant : «On peut procéder à une phase d'augmentation des dépenses»


Le principe même de la réduction de la dette de la nation est contesté par Muriel Ternant (PCF) : «il n'y aurait pas d'alternative», glisse-t-elle, en référence à Margaret Thatcher.

«La dette actuelle ne représente qu'un peu plus d'un an de revenus nationaux», argumente la présidente du groupe des élus communistes et républicains. «La dette n'est pas transmise aux générations futures puisque c'est aujourd'hui que nous en payons la charge à travers les intérêts. Il n'y a pas d'urgences à réduire les déficits publics puisque la Commission européenne nous donne six ans pour le faire.»

«On peut donc procéder à une phase d'augmentation des dépenses», assure-t-elle, «avant d'amorcer une réduction des déficits publics grâce à de la croissance et à des recettes nouvelles qui seraient ainsi générées». «Depuis un siècle, nous savons que des dépenses publiques bien orientées peuvent générer des revenus ultérieurs supérieurs à la dépense initiale.»

Et d'appeler à «construire des batailles pour préserver les moyens d'agir».

Hicham Boujlilat : «Nous sommes prisonniers des lois de finances»


À partir des commémorations nationales des attentats du 13-Novembre, Hicham Boujlilat (PS) fustige «la discorde que certains voudraient voir prospérer» et cible le Rassemblement national. «Ici, c'est l'assemblée régionale, ce n'est pas l'Assemblée nationale et encore moins un plateau de CNews», glisse-t-il alors que fuse hors-micro un «jalousie» depuis les rangs du RN.

Concernant les orientations budgétaires, le président du principal groupe de la majorité insiste, lui aussi, sur «les incertitudes qui planent sur les finances des collectivités locales» mais assure de «la stabilité» qui sera proposée avec le budget primitif pour 2026.

Dans la foulée, le socialiste attaque «le contre-budget porté par l'extrême-droite – Rassemblement national – qui veut réduire drastiquement les dotations de fonctionnement des communautés de communes et les recettes de fonctionnement des Régions» en estimant à 16 millions d'euros l'effort supplémentaire que demanderait les dites mesures à la Région.

«Vous voulez toucher directement au portefeuille les Français moyens et les territoires ruraux», cingle-t-il car «c'est une explosion, en face, des impôts fonciers et des taxes d'ordures ménagères».

En fonction de quoi, le soutien de l'exécutif régional déplore les économies à trouver pour contribuer au redressement des comptes publics et appelle à «prendre conscience de la gravité des mesures de l’État».

Cela amène Hicham Boujlilat à revendiquer «plus d'autonomie pour nos Régions» au gré d'«une décentralisation qui va jusqu'au bout». «Aujourd'hui, nous sommes prisonniers des lois de finances et à portée de laisse de l’État.»

La fusion des Régions n'a pas produit d'économies


«Avoir positionné dans le débat public la fusion des Régions sous le signe d'économies à venir était une connerie», lance Jérôme Durain en reprenant la parole. «Effectivement, il n'y a pas eu d'économies majeures. On a gagné d'autres choses. On a gagné un périmètre plus cohérent. On aura le débat à un autre moment et il faudra qu'on l'ait.»

Le président de la Région préfère souligner l'augmentation de la capacité d'investissement, au-delà de ce que représentait la Bourgogne et la Franche-Comté séparément : «cet investissement compte dans les territoires».

Jérôme Durain salue la méthode de Laurent Nuñez


«Parlez fort, jouer les cadors, ça marche rarement», raille Jérôme Durain, en réponse aux propos de Julien Odoul sur l'Algérie, «d'ailleurs Bruno Retailleau [NDLR : ancien ministre de l'Intérieur] dans ces rapports à l'Algérie ou le Rassemblement national, qui a failli faire capoter la libération de Boualem Sansal par ses prises de position, ça ne marche pas beaucoup». «Il faut reconnaître à Laurent Nuñez [NDLR : actuel ministre de l'Intérieur] d'avoir, avec beaucoup plus de discrétion, abouti à des résultats. Je crois dans cette méthode-là.»

Le socialiste conclut en défendant l'action des services de sécurité intérieure et «la continuité de l'action des gouvernements» depuis 2015. «Quand on est dans une période qui est difficile, on a plutôt intérêt à chercher la concorde républicaine et une forme de fraternité face à l'adversité.»

Jean-Christophe Tardivon

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