
Ce samedi 15 novembre, Stéphanie Modde a présenté Dijon change d'ère, «une liste sociale, féministe, écologiste, profondément attachée aux valeurs de solidarité, d'égalité et de justice». La coalition réunit les Écologistes, le Parti communiste, Générations et L'Après.

C'est une surprise de cette campagne en vue de l'élection municipale dijonnaise : l'alliance entre les Écologistes et les communistes. Ils ont appris à se connaître au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, ils s'associent désormais à Dijon en topant également avec Générations et l'Après.
Ce samedi 15 novembre 2025, dans le local dijonnais des Écologistes, Stéphanie Modde (LE) a organisé une conférence de presse pour présenter la liste de rassemblement baptisée «Dijon change d'ère» – assortie du sous-titre «union écologiste, sociale et citoyenne» – avec Michel Haberstrau (LE) en tête de liste.
Les Écologistes accélèrent
Jusque-là, la campagne électorale patinait à Dijon. La première surprise, la présentation d'une alliance RN-UDR (
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Un coup d'accélérateur s'est produit ces derniers jours avec les candidatures d'Axel Sibert (LR) (
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Les Écologistes ont donc passé une vitesse supplémentaire pour faire aboutir des discussions entamées de longue date. Ainsi, juste avant la conférence de presse, les alliés ont désigné le numéro un de leur liste.
L'alliance de l'écologie politique et du marxisme
Autour de Stéphanie Modde, vice-présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, conseillère municipale d'opposition et co-secrétaire du groupe local Dijon Métropole nord Côte-d'Or – avec Julien Jonnard (LE) –, figurent Laurent Gutierrez (PCF) et Jacky Dessolle (PCF), co-secrétaires départementaux du Parti communiste français en Côte-d'Or – avec Frédéric Rémond (PCF), Arnaud Guvenatam (LA), co-animateur départemental de L'Alliance pour une République écologique et sociale (L'Après) en Côte-d'Or – avec Andrée Dejeu (LA) –, et Marie Chaufour (GE), co-représentante de Générations – avec Bruno Léon (GE).
Dans la salle, les premiers soutiens et potentiels colisitiers sont principalement issus des Écologistes et de Générations tels que Catherine Hervieu (LE), conseillère départementale d'opposition et députée de la Côte-d'Or, et Olivier Muller (LE), conseiller municipal d'opposition. À noter la participation également d'ancien Insoumis et d'anciens écologistes radicaux.
Les Écologistes (ex-Europe Écologie-Les Verts) et les communistes apparaissent donc en force dans la nouvelle alliance. Alliés au second tour autour de la socialiste Marie-Guite Dufay, présidente de la Région, lors de la campagne des élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté, en 2021, les tenants de l'écologie politique et les marxistes ont connu des débuts rugueux dans l'assemblée régionale faits de piques réciproques autour des enjeux industriels et énergétiques de la filière nucléaire.
Stéphanie Modde, qui conduisait une liste de rassemblement écologiste au premier tour, et Muriel Ternant (PCF), présidente du groupe des élus communistes et républicains ont, depuis, appris à se connaître.
Générations et L'Après sont deux mouvements relevant de l'écosocialisme, doctrine idéologique cherchant justement à concilier écologie politique et marxisme.
Générations a été fondé en 2017 par Benoît Hamon – issu du Parti socialiste et «frondeur» de François Hollande – et compte, aujourd'hui, six députés.
L'Après a été fondé en juillet 2024, à la suite des élections législatives anticipées, par les «purgés» de La France insoumise dont Clémentine Autain (LA) et Alexis Corbière (LA). Le mouvement compte quatre députés.
À l'Assemblée nationale, les députés communistes siègent dans le groupe de la Gauche démocrate et républicaine. Les députés des Écologistes, de Générations et de l'Après siègent dans le groupe Écologiste et social.
Stéphanie Modde entend «préparer Dijon aux défis climatiques, sociaux, sociétaux qui nous attendent»
«Il est temps de rentrer dans cette campagne», constate effectivement Stéphanie Modde en ouvrant les échanges pour présenter «une liste sociale, féministe, écologiste, profondément attachée aux valeurs de solidarité, d'égalité et de justice».
«Il est temps pour Dijon de changer d'ère et de permettre une nouvelle dynamique qui va créer la surprise à Dijon», martèle la conseillère municipale d'opposition.
«Le constat est que ça ronronne un peu», analyse-t-elle à propos de l'action de l'exécutif dijonnais. «Ça s'est ouvert plus à droite qu'à gauche», note-t-elle en référence à l'alliance portée par François Rebsamen (ex-PS, FP) en 2020, incluant des soutiens d'Emmanuel Macron.
L'enjeu est de «vraiment préparer Dijon aux défis climatiques, sociaux, sociétaux qui nous attendent» et d'«apporter sur Dijon et sa métropole un souffle nouveau». «4°C de plus en 2050, c'est invivable ; soit on a un avenir pour nos enfants, soit on est dans le cynisme absolu.»
Arnaud Guvenatam défend «un programme de rupture»
«Quand la gauche est unie, elle est en capacité de gagner», assure Arnaud Guvenatam, «dans le peuple, il y a une envie d'union». «L'Après s'est créé avec la volonté ardente d'un programme de rupture.»
Lors de la campagne des municipales de 2020, Arnaud Guvenatam menait une liste d'«union populaire» entre La France insoumise et les Gilets jaunes. Depuis, il a été exclu de La France insoumise (
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Le colistier s'inquiète du «contexte international de montée de l'extrême-droite» et défend «un programme de rupture avec ce qu'on a pu connaître ces 40 dernières années» fait de «propositions programmatiques qui sont fortes» afin de «répondre aux urgences sociales, démocratiques et écologiques». Il revendique de porter «l'esprit du Nouveau Front populaire».
Marie Chaufour souhaite «élaborer des politiques innovantes et adaptées aux réalités locales»
«C'était un enjeu de construction une liste d'union de la gauche et des écologistes la plus large possible dans le respect de nos valeurs et de nos politiques», souligne Marie Chaufour. «La ligne écosocialiste, c'est que chaque projet doit être assorti d'une réflexion sur l'impact social et environnemental.»
La militante compte nourrir la réflexion par des «retours d'expériences» menées dans d'autres communes afin d'«élaborer des politiques innovantes et adaptées aux réalités locales» en vue de bâtir «un futur désirable pour notre ville et notre agglomération».
«Dans une société fracturée, (…) nous voulons porter l'espoir d'un vivre-ensemble apaisé au sein d'une ville où il fait bon vivre», poursuit-elle, «la qualité de vie n'est pas un vain mot à partir du moment où elle prend en compte les réalités sociales et les défis environnementaux».
Les communistes taclent François Rebsamen
Laurent Gutierrez – qui ne sera pas colistier – renvoie à l'historique du PCF et à «la banlieue rouge», appellation donnée aux communes administrées par des maires communistes à l'est de Paris.
L'orateur fait aussi l'historique de la campagne municipale précédente lors de laquelle le PCF s'était «retiré de la liste menée par Monsieur Rebsamen parce qu'il avait fait alliance avec une partie de la droite et des macronistes». Était resté colistier David Haegy (PCF) qui, bien que toujours adhérent, ne pouvait plus se prévaloir du soutien du parti.
«Cette liste d'union de la gauche a pour objectif de résoudre la misère à Dijon», revendique Laurent Gutierrez. «Ce qu'on veut, c'est changer la vie des gens.»
«Les communistes de Dijon se sont prononcés massivement», précise Jacky Dessolle – qui ne sera pas colistier non plus –, «on espère que d'autres viendront rejoindre cette liste». «Il y a quand même une demande de changement de conduite politique sur Dijon, [sur] toute l'agglomération dijonnaise. (…) L'ancien maire a été se fourvoyer dans un gouvernement avec [Gérald] Darmanin et [Bruno] Retailleau, on ne peut pas dire que ça aide à la construction politique de la vraie gauche.»
Pour Laurent Gutierrez, «une ville populaire doit être accessible à tous les travailleurs et tous les jeunes»
Laurent Gutierrez compte alimenter la réflexion par des mesures mises en place dans d'autres villes pour tendre vers la gratuité des transports en commun ou amorcer un encadrement des loyers de logements.
«Nous sommes là aussi pour les jeunes et les travailleurs», assène le militant communiste, «on dit que Dijon est une ville aisée mais il y a aussi des gens qui travaillent qui n'ont pas beaucoup d'argent, qui ne profitent pas de toutes les opportunités de loisirs qu'offre la ville de Dijon». «Une ville populaire doit être accessible à tous les travailleurs et tous les jeunes.»
Michel Haberstrau était colistier de Stéphanie Modde en 2020
Âgé de 62 ans, Michel Haberstrau habite Dijon depuis 1990. Désormais installé aux Bourroches, il a quitté la région parisienne pour «des raisons environnementales et sociales» de façon à «vivre plus proche de la nature dans une ville de taille moyenne».
Professionnellement, de formation ingénieur en agroalimentaire, Michel Haberstrau est directeur d'une association dans le champ de la formation et professeur en IUT. Il a été parent d'élèves élu et militant du monde associatif.
Michel Haberstrau était colistier de Stéphanie Modde en 2020. Depuis, il a adhéré aux Écologistes.
Le candidat souhaite «agir pour plus de justice sociale, pour plus d'adaptation au changement climatique»
«Je suis très honoré de la confiance que m'ont fait les Écologistes et les partenaires, on va apprendre à plus se connaître», sont les premiers mots de Michel Haberstrau en tant que tête de liste de Dijon change d'ère.
Le «baby-boomer» souhaite «agir pour les générations à venir – pour les générations actuelles également – pour plus de justice sociale, pour plus d'adaptation au changement climatique».
«C'est une vraie rupture avec la majorité actuelle que nous proposons, une rupture politique, programmatique», résume le candidat, «on s'inscrit très clairement dans le bloc de gauche qu'on veut le plus large possible et qui nous semble le meilleur rempart à l'extrême-droite». «Je n'ai pas beaucoup d'ambition politique nationale mais j'ai l'ambition que l'on gagne ensemble, je vais être maire de Dijon».
Un programme en construction
Le programme est en cours de construction et sera enrichi dans les prochaines semaines par les potentielles propositions de citoyens et de mouvements associatifs.
Toutefois, les orateurs esquissent quelques axes de campagne, la plupart concernant des services relevant de compétences métropolitaines. À ce stade, aucun chiffrage n'a été avancé.
Vers «la gratuité des premiers mètres cubes d'eau»
«Militant de l'eau», Arnaud Guvenatam a bataillé avec l'intercommunalité dijonnaise pour tenter d'obtenir le détail des contrats passés avec Suez. Aujourd'hui, il salue «le travail mené par Frédéric Faverjon [NDLR : vice-président de la Métropole dans la précédente mandature, adhérent des Écologistes] qui a permis de passer de ce qui était une délégation de service public classique à une SEMOP où les conditions ne sont plus les mêmes qu'auparavant [NDLR : la Société d'économie mixte à objet particulier Odivea].»
«Dans un cadre de changement global, et ici de réchauffement climatique, la ressource en eau va être quelque chose de plus en plus en tension donc il faut que l'on apporte des réponses sur ces sujets», développe-t-il. «Comment on reprend la main sur cette gestion et comment on associe les citoyens à la prise de décision ?»
En cas d'élection, une fois en possession des contrats, le colistier compte bien «auditer et regarder les logiques de délégations de services publics» et mettre en place «la gratuité des premiers mètres cubes d'eau».
«Mettre en place la sécurité sociale alimentaire»
Michel Haberstrau propose de «mettre en place la sécurité sociale alimentaire» pour «amener une alimentation saine locale et diversifiée et travailler sur les changements nécessaires de régime alimentaire».
«Nous allons continuer de travailler sur l'adaptation des écoles primaires et maternelles au niveau de l'alimentation et de la végétalisation mais on va accélérer le rythme ; deux écoles par an, ce n'est pas suffisant», ajoute-t-il en évoquant également «les accueils péri et extrascolaires».
«Reprendre le dossier» de la troisième ligne de tramway
Dans le champ des mobilités, l'amateur de randonnée cycliste compte proposer «un vrai plan de mobilités actives» avec des pistes cyclables «continues, sécurisées et fléchées» incluant «l'harmonie avec le transport piétonnier et les transports en commun».
Le candidat envisage de «reprendre le dossier» d'une potentielle troisième ligne de tramway pour «voir si le tracé est le seul possible». «Nous sommes attachés à réfléchir globalement sur les problématiques de pendulaires.»
«Il faut augmenter le nombre d'habitats sociaux»
«Sur l'urbanisme, il n'y a pas de réflexion globale», déplore Michel Haberstrau eu regard de l'action des éxécutifs métropolitain et municipal sortants, «on comprend la problématique de construire du logement social – et on souhaite avoir du logement social – mais c'est trop dense, c'est mal aménagé, ce n'est pas lié aux circulations». «Ils sont où les espaces verts ?»
Depuis 2018, Stéphanie Modde demande un «moratoire» sur la construction de logements à Dijon. «C'est fait à la petite semaine, aux mains des promoteurs». «À Dijon, le principal souci, c'est surtout le prix ! Les prix affichés sont extrêmement excluants.»
«On ne fait rien sur les ultra-riches et on préfère taxer les plus pauvres et la classe moyenne», glisse-t-elle au passage, «on a une partie de la population qui a beaucoup de mal à se loger dignement».
«Il faut augmenter le nombre d'habitats sociaux», poursuit-elle, «nous sommes à 22-23% à Dijon, c'est une véritable avancée et nous la saluons». «Nous allons continuer.»
Vers «une fiscalité juste et progressive
Concernant la fiscalité, l'équipe renvoie la responsabilité à l’exécutif national. «Les politiques macronistes, depuis des années, amputent systématiquement les moyens des collectivités», analyse ainsi Bruno Léon. «L’État continue de transférer les compétences sans les moyens.»
«La fiscalité doit être progressive dès lors qu'on a des projets pour lesquels on a réfléchi à l'impact social et environnemental», ajoute-t-il qui appelle à «une fiscalité juste et progressive».
«Le débat budgétaire est laborieux», ajoute Catherine Hervieu, «les mêmes vont dire une chose pendant les campagnes municipales et vont freiner les ressources pour les collectivités».
Se revendiquant «citoyen de la petite classe moyenne», Arnaud Guvenatam note que la variation de taxe foncière entre Dijon et les communes de sa périphérie représente «quelques centaines d'euros» par an. Le colistier envisage que les diminutions du prix de l'eau et des tarifs de transports en commun permettront de «libérer du pouvoir d'achat».
«La rupture on la fera aussi parce qu'il y a une course en avant de la grenouille qui se voit aussi grosse que le bœuf», considère Stéphanie Modde, «on a les emplois parce qu'on déshabille le reste de la Bourgogne-Franche-Comté». L'élue régionale en appelle à «la solidarité entre les territoires». Par le passé, «Dijon était un peu la ville à la campagne». Aujourd'hui, «on veut des coins de verdure».
Face aux enjeux de sécurité, Michel Haberstrau met en avant «la prévention»
Interrogé par
Infos Dijon sur les enjeux de sécurité, notamment autour de la place de la République, Michel Haberstrau. préfère parler de «tranquillité publique».
Même si le trafic de stupéfiants ne recouvre pas l'ensemble des questions de sécurité, le candidat choisit d'évoquer principalement cet aspect pour mieux renvoyer la balle dans le camp de l’État.
«La lutte contre le narcotrafic est une compétence régalienne, on travaillera main dans la main avec les représentants de l’État», déclare-t-il en s'empressant d'ajouter qu'«on veut travailler sur l'axe de la prévention et de l'insertion professionnelle». «Il y a des jeunes qui n'ont peut-être pas trouvé d'autre avenir.»
L'armement des policiers municipaux, «un sujet pas encore tranché»
Membre de l'exécutif dans le mandat précédent, élue d'opposition dans la période en cours, Stéphanie Modde assure que les Écologistes ont «toujours pris [leur] part dans les contrats locaux de sécurité» et reconnaît «un sujet préoccupant».
«Il faut vraiment que nous puissions assurer la tranquillité publique», développe-t-elle, envisageant de «garder les policiers municipaux dans les missions qui sont les leurs».
Concernant l'armement létal, Olivier Muller, à titre personnel – «on n'a pas encore tranché le sujet avec les partenaires» –, «voit mal» retirer leur arme.
«La tranquillité publique est plus transversale»
«On a parfaitement conscience des enjeux sur Dijon», enchaîne Olivier Muller, «on est compétent et motivé pour prendre les rênes de cette Ville». «Aucun sujet ne sera préempté par nos adversaires, on va s'occuper de la tranquillité publique parce que la sécurité est un des piliers des besoins humains.»
«Nicolas Sarokzy a supprimé la police de proximité», déplore Stéphanie Modde, «c'est de la responsabilité de l’État». «Tout le monde attend un vrai commissariat ouvert 24h/24 aux Grésilles.»
Bruno Léon regrette également «les candidatures sur le prisme de la sécurité». «La tranquillité publique est plus transversale», analyse-t-il, «elle traverse plein de domaines de compétences : le tissu associatif, la qualité de logement, l'interaction entre les communes de l'agglomération».
Catherine Hervieu appelle à «ne pas surfer sur le discours de peur des uns et des autres» et à «éviter le racolage que vont faire certaines listes».
«On a des adversaires qui vont aller sur le plan idéologique», abonde Arnaud Guvenatam, «la progression idéologique est quelque chose sur lequel il faudra qu'on lutte pied à pied pour ne pas laisser s'installer l'idée que la lutte contre les problèmes de sécurité se résumerait à des questions identitaires». «On a un devoir moral de répondre» pour «ne pas laisser progresser la démagogie pure et simple».
«Redonner la parole aux citoyens»
«Ce qui nous réunit tous, c'est la volonté de redonner la parole aux citoyens», signale Michel Haberstrau, «aujourd'hui, la démocratie citoyenne n'est pas suffisante».
«On va augmenter les budgets participatifs (…) pour que les citoyens de cette ville puissent participer aux choix et avoir des pouvoirs de décision et pas simplement d'enregistrement des décisions prises par d'autres», développe-t-il.
«Nous faisons un appel aux citoyens»
«Nous sommes toujours en discussion avec d'autres forces politiques et citoyennes qui voudraient nous rejoindre», indique Stéphanie Modde.
«Nous faisons un appel aux citoyens, aux associations, à d'autres partis politiques éventuellement qui se retrouvent sur notre ligne», ajoute Michel Haberstrau.
Une coalition sans La France insoumise
Concernant les discussions préalables à l'établissement de cette coalition, Jacky Dessolle signale avoir débuté des échanges avec La France insoumise en février dernier.
Le communiste indique avoir été confronté à une revendication de la tête de liste de la part des Insoumis, ce qui correspondrait à une stratégie nationale appliquée dans les villes où la majorité sortante s'inscrit à gauche. À la suite de quoi, les discussions se sont interrompues.
«L'Après se veut être le trait d'union entre les différentes sensibilités du Nouveau Front populaire», glisse Arnaud Guvenatam, «c'est d'autant plus pertinent de laisser la porte d'ouverte maintenant qu'on est sur une base d'union solidifiée». «Je ne suis pas certain qu'il y ait d'énormes divergences programmatiques entre ce qu'on peut proposer et ce que La France insoumise est en train de travailler localement.»
Mouvement récemment créé (
lire le communiqué), penchant fortement vers la gauche radicale tout en abordant des thématiques écologistes, Dijon avenir ne participe pas non plus à la coalition présentée.
«Nous leur tendons la main», indique Stéphanie Modde, «ce sont des acteurs de terrain».
«Plus on est rassemblé, plus on a des chances de gagner», insiste Jacky Dessolle. Sinon ? «C'est la voie rêvée pour le RN et la droite dans beaucoup de villes françaises.»
Autre création récente, le mouvement Dijon écologie qui, autour de Karine Savina (GE), continue d'attirer à lui d'anciens membres des Écologistes (
lire le communiqué).
«Ils ont rejoint Madame Koenders, ils vont continuer à accompagner Madame Koenders en étant totalement inexistants», cingle Stéphanie Modde.
Une communication pour inciter à s'inscrire sur les listes électorales
L'équipe n'envisage pas de tractage spécifique dans l'immédiat mais une communication pour inciter les habitants à s'inscrire sur les listes électorales d'ici la fin de l'année.
La construction du programme se poursuivra donc pour envisager une présentation complète en janvier prochain, avant «deux mois et demi intenses» de campagne électorale.
Jean-Christophe Tardivon













